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Carnet N, 1905-1907 - Page 177

172 troisième verre. Voir plus loin ce que Le Theuff m'a conté à Vannes, sur les mêmes mœurs. En redescendant du chateau Fouquet, nous avons longé le pénitentier, puis sommes redescendus à travers le mail jusque sur le quai de fiord qui endente si profondément la vallée du Palais....

Carnet N, 1905-1907 - Page 178

173 Sarzeau - 1h1/4 - En y arrivant, écriteau annonçant : "Hôtel Le Sage, Le Bihan, derrière l'église, garage pour automobile" .- Dans la rue qui part de l'église, en descendant vers le S.E, la maison de Le Sage, occupée aujourd'hui par Jules La Haye, docteur en médecine ; il...

Carnet N, 1905-1907 - Page 179

174 Jn Mie... Ossuaire central, avec des crânes empilés sur deux étagères : à terre, des statues brisées - le lierre entre par les fenêtres grillagées de bois et serpente parmi les ossements qui son entassés pêle-mêle sur le sol. - Ds le cimetière encore : "Marianne...

Carnet N, 1905-1907 - Page 180

175 unes avec des ailes légères et transparentes comme des élytres de libellules. - La croix, près de l'église porte la date de 1836, qui est la date de la restauration du fût, je suppose. Dans l'église, sur le pourtour du chœur, lourdes tombes monolithes (d'abbés) dressées debout...

Carnet N, 1905-1907 - Page 181

176 jeune femme de 13e ou du 14e siècle, les mains jointes contre la poitrine, robe à plis tombants ; au-dessus de sa tête deux anges tiennent une couronne suspendue ; et la pierre a les riches tons verdâtres du vieux bronze. Inscription que je ne parviens pas à lire, au-dessus...

Carnet N, 1905-1907 - Page 182

177 noires, dont j'ai pu cueillir une dernière fleur survivante, la seule. C'est là que je prends ces notes, sous le ciel resplendissant où flottent à peine quelques fantômes, de nues, devant la mer étincelante, noyée d'or, vide à l'infini vers le Sud. A l'O. on aperçoit une autre...

Carnet N, 1905-1907 - Page 183

178 barbes d'herbes à demi desséchées, à demi verdoyantes. Sucinio appartient présentement à M. Dumoulin de Payart, qui habite Sarzeau et Nantes : le château lui est venu par héritage de sa tante de Francheville. Les douves à sec. C'était la mer qui les noyait par une voûte...

Carnet N, 1905-1907 - Page 184

179 tout le monde va quérir de l'eau, ces temps-ci. Sarzeau voudrait même l'accaparer. Un conduit amenait cette eau au château autrefois : elle se souvient d'en avoir vu des fragments. - Le grand paysage vaste tout autour, étrangement mélancolique, dans l'air doré du soir :...

Carnet N, 1905-1907 - Page 185

180 Il n'y a pas de race spéciale de chevaux, mais beaucoup d'entre eux ont des moustaches, assez lisses à caresser, et qui provient, paraît-il, de ce qu'ils n'ont guère à brouter que de l'ajonc et des herbes coupantes : le poil s'allonge naturellement pour préserver les lippes...

Carnet N, 1905-1907 - Page 186

181 une tapisserie naïve représentant le port de Calais, faite, me dit-il, par une vieille femme à qui on achète ces produits pour aider à vivre (ou mieux elle les met en loterie). - Au moment de Fachoda, dit Le Bouhellec, grande activité militaire à Belle-Isle, - une activité un peu...

Carnet N, 1905-1907 - Page 187

182 dans son article sur Houat, Lepelletier s'est montré dur pour le pauvre suicidé de l'île. A Beg-ar-Roc'h, en Quiberon, il y a une barque Gauloise (ou Venête, - ou Scandinave) ensevelie sous un tertre en forme de tumulus. L'abbé Luco avait commencé des fouilles. L'abbé Luco habitant...

Carnet N, 1905-1907 - Page 188

183 Le village fait de quelques maisons qui précède immédiatement le château de Sucinio et, dans la 1ère maison duquel, à gauche en arrivant, demeure la gardienne (25c par personne) s'appelle Kermoizan. Les marais salants sur lesquels plonge la vue à l'ouest s'appellent La Saline tout...

Carnet N, 1905-1907 - Page 189

Kerzérho - en Erdeven. - Le bateau de Belle-Isle 9h45 1h 6h Pour le retour, le dernier bateau arrive à 5h [plan] foire de Quiberon Comme ornement de tombe à Houat, une ronce à la tête de la tombe. Comme fleurs, qques pavots. De l'herbe partout. Ils utilisent cependant aussi les œillets car...

Carnet N, 1905-1907 - Page 190

Les cloches d'Is ! C'était , si vs vs souvenez, A Kervignac de Ry, devant Douarnenez Un soir, - un de ces soirs où le ciel et la terre, Devenus conscients de leur propre mystère Font silence. La coiffe est celle de Vannes, avec les ailettes. - Ce qu'on appelle les "bonnes sœurs" ce...

Carnet S, 1910-1914 - Page 50

47 Ce samedi 12 octobre 1912. Venu dans l'après-midi à Bréhat, avec Tonton. Fait de véritables kilomètres de sentier marin cimenté dans les roches de la basse mer pour embarquer et pour débarquer avant d'arriver à la place du bourg Joli vieux porche à plein cintre fermant une cour close,...

Carnet S, 1910-1914 - Page 51

48 le porche, contre le mur de ce porche, grand tableau représentant au fond et au-dessus la Vierge avec l'enfant Jésus, entourée d'anges, au-dessous, de chaque côté d'une table sur laquelle l'un deux à droite tient l'évangile ouvert, deux moines en robe blanche avec un signe rouge sur la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 52

49 Toujours les petites maisons aux cours étroites avec de hauts murs qui leur donnent un air de bastides fleuries — Dans les chemins en venant, des bordures de Thalaspie semblables à des fleurs de trèfle blanc Le bourg, enfoui comme un nid dans un vallon, le clocher pointant à peine...

Carnet S, 1910-1914 - Page 53

50 maison voisine de l'imprimerie de Ar Bobl. Une des raisons qui l'avaient décidé à quitter Morlaix pour s'employer à Carhaix, ç'avait été précisément le désir de lier connaissance avec Jaffrennou, de s'instruire à son contact et de profiter de sa bibliothèque bretonne. Jaffrennou...

Carnet S, 1910-1914 - Page 54

51 de cet idéalisme qui est la caractéristique même du Breton proprement dit. Le propriétaire de Ar Bobl a un peu une âme de maquignon. Il n'est pas seulement fils de notaire, — et d'un notaire cornouaillais, habile et madré, — mais il est notaire lui-même, c'est à dire homme...

Carnet S, 1910-1914 - Page 55

52 Berre était censé faire abandon des fonds engagés par lui dans l'entreprise. Lorsque l'affaire marcha, Le Berre ayant besoin de son argent, s'avisa de demander qu'il lui fût restitué. Jaffrennou lui fit remarquer qu'il n'avait pas le droit de le retirer, qu'il l'avait définitivement...

Carnet S, 1910-1914 - Page 56

53 mais personne non plus ne lui pardonne de plus grand cœur. Le mot honore Le Berre, mais il est aussi en faveur de Jaffrennou. Encore qu'il y ait en celui-ci du je ne sais quoi, il a évidemment de grandes qualités par où il se rachète. Son affaire de Carhaix est, d'ailleurs, devenue entre...

Carnet S, 1910-1914 - Page 57

54 figure peu banale. IL a consacré à la genèse de ce mouvement un opuscule qui démontre surtout à quel point Jaffrennou a été la cheville ouvrière de ce mouvement : ce qui est sûr, c'est que, de tous les Bretons qui y ont pris part, personne n'a su en profiter comme le fondateur et...

Carnet S, 1910-1914 - Page 58

[55] Aujourdhui, lundi de la Pentecote, 1er juin 1914, pendant que Rennes s'ingénie à applaudir Poincaré, je suis venu avec Kik-Kik à ce qu'elle appelle la « Grande Pagne ». Nous avons longé le chemin de halage du Cabinet vert, et franchissant le pont, nous sommes descendus dans la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 59

56 pour cela que j'éprouve le besoin de me la confier ici à moi-même, de lui donner un corps en la fixant dans ces pauvres lignes ? [Deux mots de Kik-Kik. Voyant que l'encre de mon stylo est bleue, elle dit : « Oh ! Tad, ta plume est jolie : elle est bleue comme la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 60

57 en parlant de lui et naturellement, ce sont des [Carfort?], des [Sébert?], des [Tonnemine?] qui ont été invités au dîner du soir, c'étaient eux qui trônaient en première place, comme la parenté du poète,...

Carnet S, 1910-1914 - Page 61

58 à Saint-Brieuc a été de me faire mieux connaître Jean-Philippe, de Morlaix, originaire d'ici, pur Briochain, où il fut l'intime de Le Goff et du fameux Boulvard, de Brest, que j'ai retrouvé le dimanche matin, —— et de causer longuement ou plutôt de faire causer longuement cet artiste...

Carnet S, 1910-1914 - Page 62

59 tout gosse, il saisissait tous les vieux couteaux de rebut qu'il trouvait et avec un marteau s'amusait à sculpter de façon barbare, les pierres des portes ou des fenêtres dans la maison de son père. Hommage qu'il rend à ses fils et qui était pour me remuer singulièrement. — Ah !...

Carnet S, 1910-1914 - Page 63

60 [page blanche]

Carnet S, 1910-1914 - Page 64

61 Ce mercredi 3 juin 1914 Notes prises dans d'Argentré sur Anne de Bretagne : p. 1096 : « lesquels sous couleur d'aller à Nantes au secours de luy (François II) pour lever le siège avoient pris la croix blanche suivans les Français. » Petite, on l'appelait :...

Carnet S, 1910-1914 - Page 65

62 La Bataille : « se plantèrent les Bretons sur le gd chemin de l'ennemy, ayant un petit bois taillis à costé, situé entre Sainct Aubin et le bourg d'Orange... ... Tous ceux qui se trouvèrent porter la croix rouge furent défaits sans rémission » (massacrés)... « Le...

Carnet S, 1910-1914 - Page 66

63 alliance qui s'ensuivit, ayant incessamment un remords de conscience d'avoir promis et fait faute à Maximilian, auquel elle retenoit une grande affection » p. 1126 Que d'instances pour la faire céder ! : « Elle avoit le cœur infiniment hardy, haut et indomptable, mais...

Carnet S, 1910-1914 - Page 67

64 et tendoit toujours à s'en retourner » p. 1158 « ... la mort de la Royne Duchesse, laquelle estant à Blois tomba malade le second jour de janvier (1514) » Elle mourut le 9 janvier Un jour que le comte de Laval se trouvait au conseil du Roy, il se trouva quelqu'un qui luy...

Carnet S, 1910-1914 - Page 68

65 maladive » p. 1166. « Aucuns des François écrivains l'ont picquée (accusée) de vindication et colère » — très impulsive, en somme, et se repentant presque aussi vite « elle se repentoit fort de s'être courroucée » « Depuis qu'elle eut perdu son...

Carnet S, 1910-1914 - Page 69

66 Bretagne, roi d'armes de la reine, fut chargé de la préparation de la cérémonie funèbre. « Sa taille était belle et médiocre : il est vray qu'elle avoit un pied plus court que l'autre le moins du monde, car on s'en appercevoit peu (Brantôme, Dames Illustres, t. V.) —...

Carnet S, 1910-1914 - Page 70

67 cessa jamais d'être fasciné par Antoinette. Le charme durait encore quand il la perdit en [1475?]. Ce fut seulement après la mort de sa maîtresse que le roi eut de sa femme deux filles : « Ce prince, dit d'Argentré, aima fort les femmes en son...

Carnet S, 1910-1914 - Page 71

68 nom du roi son maître comme les gds seigneurs ont usance de faire » Les fiançailles avec Charles VIII eurent lieu dans la chapelle Notre-Dame « située aux portes de Rennes ». Dans l'intervalle du mariage et des fiançailles, celui qui y avait le plus travaillé, le comte de...