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Carnet V, 1910-1911 - Page 96

91 La façade S. de la chapelle présente une porte et trois fenêtres, dont deux vers l'est. - La toiture d'ardoises a été récemment refaite. - La boite aux lettres du village est accrochée au pignon ouest, à côté du porche gothique, et la loi des Retraites ouvrières et paysannes est...

Carnet V, 1910-1911 - Page 97

92 Ce mercredi 5 juillet 1911, après-midi, en route avec Lefort de St Brieuc à Guingamp, par Tréméloin, Trégomeur, la merveilleuse vallée de l'Ic, le moulin de Jarnégan, et Notre Dame de la Cour de Lantic, très réparée, mais si belle encore, bien qu'on ait abattu les arbres au milieu...

Carnet V, 1910-1911 - Page 98

93 à mi-corps dans les nuages, à gauche, le naufrage du brick La Perle, le 27 mai 1836, en allant à Terre-Neuve, ce bateau battu par la tempête reçut à huit heures du matin un coup de mer si violent qu'il fut chaviré, au point que la carlingue fut éventrée, les vergues enfoncées plus de...

Carnet V, 1910-1911 - Page 99

94 admirable Pieta douloureuse avec le cadavre du Christ en travers sur ses genoux, les pieds pendant sur le sol (du socle) . Dans le bas côté de droite, autel à Ste Radegonde, avec un ex-voto. La propriété boisée devant laquelle ns avons passé en arrivant s'appelle Bourgogne. C'est d'ici...

Carnet V, 1910-1911 - Page 100

95 faveret coronam, sola jussus virtute, non cessit quin generosissimae et fidissimae urbi regique periclitante succumberet. - Ex oratore dux factus, milites aere proprio conduxit mare pervolavit certiorem mortem, dubiam victoriam praediceret. - Rerum necessitate et gallici nominis gloria citus...

Carnet V, 1910-1911 - Page 101

96 en santois. Sur la tour inscription en mots écrits à rebours : ETTEC RVOT TVF TSYAF RAP NV EDNALRINE, L. 2171 (cette tour fut fait par un Irlandé en l'an 1712). Calvaire avec chaire à prêcher. - Chapelle de N. D. de Paradis En Tréméven, ruine du château de Coëtmen et Chapelle St...

Carnet V, 1910-1911 - Page 102

97 servi de fondement au Roman des Bannerets, composé par un Moine de la même Abbaye et publié en 1377. " (p. VI). " L'Anonyme de Ravenne nous apprend les noms de deux autres villes, dont la position est absolument inconnue : ce sont Manutias et Cris ou Kris. " p. 2. " Cette dernière ile...

Carnet V, 1910-1911 - Page 103

98 Sur la route de Pommerit le Vicomte à Pléhérel - Fontaine de St Jean, à gauche de la route ds la montée. Ns mettons nos bicyclettes à la ferme de Plassen ar Floc'h (est-ce le page ?) C'est de là qu'à travers les champs, les mézou, nous grimpons vers le haut morne dénudé où se...

Carnet S, 1910-1914 - Page 50

47 Ce samedi 12 octobre 1912. Venu dans l'après-midi à Bréhat, avec Tonton. Fait de véritables kilomètres de sentier marin cimenté dans les roches de la basse mer pour embarquer et pour débarquer avant d'arriver à la place du bourg Joli vieux porche à plein cintre fermant une cour close,...

Carnet S, 1910-1914 - Page 51

48 le porche, contre le mur de ce porche, grand tableau représentant au fond et au-dessus la Vierge avec l'enfant Jésus, entourée d'anges, au-dessous, de chaque côté d'une table sur laquelle l'un deux à droite tient l'évangile ouvert, deux moines en robe blanche avec un signe rouge sur la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 52

49 Toujours les petites maisons aux cours étroites avec de hauts murs qui leur donnent un air de bastides fleuries — Dans les chemins en venant, des bordures de Thalaspie semblables à des fleurs de trèfle blanc Le bourg, enfoui comme un nid dans un vallon, le clocher pointant à peine...

Carnet S, 1910-1914 - Page 53

50 maison voisine de l'imprimerie de Ar Bobl. Une des raisons qui l'avaient décidé à quitter Morlaix pour s'employer à Carhaix, ç'avait été précisément le désir de lier connaissance avec Jaffrennou, de s'instruire à son contact et de profiter de sa bibliothèque bretonne. Jaffrennou...

Carnet S, 1910-1914 - Page 54

51 de cet idéalisme qui est la caractéristique même du Breton proprement dit. Le propriétaire de Ar Bobl a un peu une âme de maquignon. Il n'est pas seulement fils de notaire, — et d'un notaire cornouaillais, habile et madré, — mais il est notaire lui-même, c'est à dire homme...

Carnet S, 1910-1914 - Page 55

52 Berre était censé faire abandon des fonds engagés par lui dans l'entreprise. Lorsque l'affaire marcha, Le Berre ayant besoin de son argent, s'avisa de demander qu'il lui fût restitué. Jaffrennou lui fit remarquer qu'il n'avait pas le droit de le retirer, qu'il l'avait définitivement...

Carnet S, 1910-1914 - Page 56

53 mais personne non plus ne lui pardonne de plus grand cœur. Le mot honore Le Berre, mais il est aussi en faveur de Jaffrennou. Encore qu'il y ait en celui-ci du je ne sais quoi, il a évidemment de grandes qualités par où il se rachète. Son affaire de Carhaix est, d'ailleurs, devenue entre...

Carnet S, 1910-1914 - Page 57

54 figure peu banale. IL a consacré à la genèse de ce mouvement un opuscule qui démontre surtout à quel point Jaffrennou a été la cheville ouvrière de ce mouvement : ce qui est sûr, c'est que, de tous les Bretons qui y ont pris part, personne n'a su en profiter comme le fondateur et...

Carnet S, 1910-1914 - Page 58

[55] Aujourdhui, lundi de la Pentecote, 1er juin 1914, pendant que Rennes s'ingénie à applaudir Poincaré, je suis venu avec Kik-Kik à ce qu'elle appelle la « Grande Pagne ». Nous avons longé le chemin de halage du Cabinet vert, et franchissant le pont, nous sommes descendus dans la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 59

56 pour cela que j'éprouve le besoin de me la confier ici à moi-même, de lui donner un corps en la fixant dans ces pauvres lignes ? [Deux mots de Kik-Kik. Voyant que l'encre de mon stylo est bleue, elle dit : « Oh ! Tad, ta plume est jolie : elle est bleue comme la...

Carnet S, 1910-1914 - Page 60

57 en parlant de lui et naturellement, ce sont des [Carfort?], des [Sébert?], des [Tonnemine?] qui ont été invités au dîner du soir, c'étaient eux qui trônaient en première place, comme la parenté du poète,...

Carnet S, 1910-1914 - Page 61

58 à Saint-Brieuc a été de me faire mieux connaître Jean-Philippe, de Morlaix, originaire d'ici, pur Briochain, où il fut l'intime de Le Goff et du fameux Boulvard, de Brest, que j'ai retrouvé le dimanche matin, —— et de causer longuement ou plutôt de faire causer longuement cet artiste...

Carnet S, 1910-1914 - Page 62

59 tout gosse, il saisissait tous les vieux couteaux de rebut qu'il trouvait et avec un marteau s'amusait à sculpter de façon barbare, les pierres des portes ou des fenêtres dans la maison de son père. Hommage qu'il rend à ses fils et qui était pour me remuer singulièrement. — Ah !...

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60 [page blanche]

Carnet S, 1910-1914 - Page 64

61 Ce mercredi 3 juin 1914 Notes prises dans d'Argentré sur Anne de Bretagne : p. 1096 : « lesquels sous couleur d'aller à Nantes au secours de luy (François II) pour lever le siège avoient pris la croix blanche suivans les Français. » Petite, on l'appelait :...

Carnet S, 1910-1914 - Page 65

62 La Bataille : « se plantèrent les Bretons sur le gd chemin de l'ennemy, ayant un petit bois taillis à costé, situé entre Sainct Aubin et le bourg d'Orange... ... Tous ceux qui se trouvèrent porter la croix rouge furent défaits sans rémission » (massacrés)... « Le...

Carnet S, 1910-1914 - Page 66

63 alliance qui s'ensuivit, ayant incessamment un remords de conscience d'avoir promis et fait faute à Maximilian, auquel elle retenoit une grande affection » p. 1126 Que d'instances pour la faire céder ! : « Elle avoit le cœur infiniment hardy, haut et indomptable, mais...

Carnet S, 1910-1914 - Page 67

64 et tendoit toujours à s'en retourner » p. 1158 « ... la mort de la Royne Duchesse, laquelle estant à Blois tomba malade le second jour de janvier (1514) » Elle mourut le 9 janvier Un jour que le comte de Laval se trouvait au conseil du Roy, il se trouva quelqu'un qui luy...

Carnet S, 1910-1914 - Page 68

65 maladive » p. 1166. « Aucuns des François écrivains l'ont picquée (accusée) de vindication et colère » — très impulsive, en somme, et se repentant presque aussi vite « elle se repentoit fort de s'être courroucée » « Depuis qu'elle eut perdu son...

Carnet S, 1910-1914 - Page 69

66 Bretagne, roi d'armes de la reine, fut chargé de la préparation de la cérémonie funèbre. « Sa taille était belle et médiocre : il est vray qu'elle avoit un pied plus court que l'autre le moins du monde, car on s'en appercevoit peu (Brantôme, Dames Illustres, t. V.) —...

Carnet S, 1910-1914 - Page 70

67 cessa jamais d'être fasciné par Antoinette. Le charme durait encore quand il la perdit en [1475?]. Ce fut seulement après la mort de sa maîtresse que le roi eut de sa femme deux filles : « Ce prince, dit d'Argentré, aima fort les femmes en son...

Carnet S, 1910-1914 - Page 71

68 nom du roi son maître comme les gds seigneurs ont usance de faire » Les fiançailles avec Charles VIII eurent lieu dans la chapelle Notre-Dame « située aux portes de Rennes ». Dans l'intervalle du mariage et des fiançailles, celui qui y avait le plus travaillé, le comte de...

Carnet S, 1910-1914 - Page 72

69 Le vendredi 29 août 1494, Charles VIII, après avoir entendu la messe embrassa encore une fois Anne de Bretagne, puis montant à cheval se dirigea vers l'Italie. Mortel déplaisir de la reine. L'Italie, pays classique du poignard et du poison. Aumône et prières, surtout dans les églises de...

Carnet S, 1910-1914 - Page 73

70 Vers la tombe de Maharit, Ce lundi 8 juin 1914. — Pluzunet. Me voici chez Emile Guillouzic, dans la vieille maison, un peu requinquée à la moderne, qui vit si souvent mon père aux tout premiers jours de sa carrière et alors qu'il commençait d'aimer la noble femme de qui je suis issu. —...

Carnet S, 1910-1914 - Page 74

71 en place, une horloge au timbre puissant abat les onze coups. C'est la nuit, une nuit douce, fraîche, car il a plu dans le soir, et étrangement peuplée de tout le monde muet des souvenirs d'autrefois. Ce pays de Pluzunet, longtemps isolé de partout, a gardé je ne sais quel aspect...

Carnet S, 1910-1914 - Page 75

72 En route, Mme Mosher évoque des souvenirs de Maharit. Elle me conte comment elle la connut la première fois au Congrès de l'Union régionaliste, à Guingamp, lorsque Vallée et Le Moal la lui amenèrent à l'Hôtel de France. Elle chanta à cœur perdu pour elle. Mme Mosher la pria de...

Carnet S, 1910-1914 - Page 76

73 Nous saluons au passage les chapelles qui jalonnent tout ce pays vert en contre-bas du Menez- Bré dont la croupe longue se profile en bleu ardoise au-dessus des verdures riches du bas pays : c'est d'abord, sur notre droite, car nous allons comme à reculons, la flèche de St Eloi, le...

Carnet S, 1910-1914 - Page 77

74 l'ex-veuf, vite consolé de Marguerite, a entendu stopper la voiture, et tout de suite est sorti. Il m'a reconnu, il a reconnu Mme Mosher et s'avance vers nous, avec un bon rire élargissant ses babines de babouin rasé. — Digor ar gleut, Baltas, lui dit le conducteur. Il faut, en effet,...