1444 résultats

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 85

82 leur donne une silhouette singulièrement hiératique. Menshiya a des maisons en briques, d'aucunes crépies en blanc et en bleu. Le bleu est une des couleurs aimées : les volets ont fréquemment une teinte bleu pâle. - Le peuple égyptien soigne encore les ibis qui lui rendent le...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 86

83 tombeaux. Les élections égyptiennes ont lieu dimanche prochain, le 15, si je ne me trompe. Un marabout sur une pointe de la montagne à mi-pente. Nous arrivons à Girga, sur la rive gauche, une des grandes villes coptes de la Haute-Égypte. Il est exactement 10 heures. Mais elle compte...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 87

84 L'église copte avec deux clochers qui me rappellent ceux de Trédanzec ou de Troguéry. Nous longeonsn son palais et son jardin, avec le kiosque où le prince passe ses journées quand il est ici. - Une raffinerie de sucre presque tout à côté. La Dahabieh du prince, toute habillée de sa...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 88

85 où le prince Youssouf Khemal entretient un véritable palais de pigeons. Ils sont là-dedans par milliers : leurs vols parfois obscurcissent le ciel. Le nom de l'endroit signifie d'ailleurs "Château du chasseur". L'endroit était fameux autrefois par les oiseaux sauvages qui s'y...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 89

86 magnifique, dans une allure infiniment religieuse, filant sans bruit, vent arrière. Où vont ces passagers qui, dans la majesté du soir, ne nous jettent même pas les cris d'usage ? Quelques- uns ont de misérables voiles qui ne sont en vérité que des trous. L'électricité vient...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 90

87 immobiles, à peine plus noires que la nuit, comme une apparition mystérieuse des trois Parques. Nous sommes amarrés à la rive droite, près du village assez important de Dishna où il y a, paraît-il, grand marché le dimanche. Nous arrivons trop tard pour voir le marché, mais Harry...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 91

88 Nous marchons droit à l'Est jusqu'à Dendérah où nous recommencerons à descendre vers le sud. Des meules de feuilles sèches de cannes à sucre sèchent, comme des tas paillées rangées parmi les cultures sur la rive droite, et leur blond doré étincelle dans la lumière. Les bateaux...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 92

89 Ce que je prenais pour un embarquement de cannes à sucre, hier soir, à Dishna, c'étaient des branches de palmier dont on décore en ce moment notre pont, en les attachant aux montants du toit. Ciel un peu couvert de nuages blancs qui semblent annoncer du vent. Aurions-nous une tempête...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 93

90 de danseuses, improprement appelées almas (l'alma étant une chanteuse professionnelle), tandis que la ghaziya est une danseuse et de réputation plus médiocre. On les rencontre dans la plupart des villes et villages importants d’Égypte. Murray prétend qu'elles ne sont ni belles, ni...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 94

91 Voici, rive gauche, se dresser sur le ciel le haut promontoire montagneux qui précède Luxor, et qui va en s'abaissant vers le fleuve. Le village que nous passons est sans doute Kamula, célèbre jadis par ses jardins et ses champs de cannes à sucre. Le ciel blanc est étincelant. De...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 95

92 celle dont je parle plus haut. Nos hommes chantent en claquant des mains. Les colonnades tout à fait sur le bord du fleuve, séparées seulement par la route et une balustrade verte. Sur le ponton Cook, le nom est écrit : Luxor. Les gens du Winter palace, shandail rouge, turban...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 96

93 ont des noms, comme Anisou que je lis sur l'un d'eux, le plus rapproché. Nous sommes mouillés entre le temple et le Winter palace. Il y a beaucoup d'hôtels maintenant à Luxor qui ne doit plus ressembler à ce que Chevrillon l'a connu. J'ai demandé hier à Saleh s'il l'avait rencontré....

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 97

94 sur le ciel. Il y en a sous vitrines ; il y en a dans de petites cachettes percées dans le mur avec des portes de coffre-fort. Mais le vieux ne s'occupe plus de choses temporelles : il fait son salut selon Allah. Il a quelque 84 ans. En redescendant nous l'entrevoyons couché sur...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 98

95 derrière leurs ânes relèvent leur robe pour mieux courir et la maintiennent relevée en en gardant un pan dans la bouche entre les dents. - La mousse verte du Nil qui pousse le long du ponton. Nous sommes partis à 2h1/2 pour prendre le thé chez Mrs Lythgoe, la femme de l'égyptologiste...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 99

96 diner, nous assistons à un second concert exactement pareil au premier, avec les mêmes paroles monotones : Alla hellé-Al-la- la, accompagnés ds mêmes claquements de mains. Cela a l'air de les amuser bien plus que nous. C'est celui qui joue du tam-tam qui pousse l'alla-helé, et...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 100

97 distant et d'incompréhensible. L'instrument - bombarde est la zummara. Enseignes de boutiques devant nous sur le boulevard. - K. Gopaldas. Baryaram[?] brothers. - O. Chettaram. - Aroligni X Hakim. Ce matin 11 mars. - Nom de la chaloupe d'une dahabieh à voiles qui...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 101

98 poussière ! Cela faisait comprendre le coureur de Marathon, dans un pays aussi aride et aussi poudreux. - Cette poussière derrière nous, dans le soir, quand nous revenions roulait sur la route en volutes aussi bleues qu'une fumée. - Je viens d'écrire à Chevrillon, un mot que...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 102

99 achetées par une compagnie et maintenant appartiennent avec les milles de terrain environnant à ce vicomte de Fontasse, qui passe l'hiver ici. Villa blanche au fond d'un jardin planté de hauts palmiers, grille fleurie de bougainvillées. Plus loin, sur la même rive gauche, nous passerons...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 103

100 fer dans les parois de l'écluse pour amarrer les bateaux. Les cris de la manœuvre. Nous venons, à travers les rues d'Esna, ancienne capitale de la Nubie - où nous sommes désormais - et qui a été remplacée par Assouan, nous venons, dis-je, avec l'escorte bénévole et précieuse de...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 104

101 pays. Mais le malheureux ne savait ni l'anglais, ni le français : "no english". Il me montre cependant, en prononçant le mot "port" la porte de l'endroit situé à l'entrée de la rue au-dessus du point où nous sommes amarrés. Mais je ne lui en ai pas moins serré la main au...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 105

102 dans ces personnages énigmatiques gravés dans la pierre et dans les signes plus mystérieux encore qui les accompagnaient. Cinq heures 1/2. La montagne arabique est de nouveau tout près du fleuve : le chemin dont nous apercevons les poteaux télégraphiques longe sa base. Le soir...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 106

103 dans les immensités de la nuit. Mais quelle majesté surprenante elle y a soudain répandue ! Nous ne t'oublierons jamais, ô Nuit du Nil en amont d'Esna ! C'était hier soir la pleine lune. Là où nous sommes amarrés, il n'y a point de village. D'après Ali, nous serions...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 107

104 ville de Berenice sur la mer Rouge. Partout les Sakkyié sont au travail. La montagne arabique, maintenant, borde le fleuve dont elle n'est séparée que par le remblai du chemin de fer, et se profile devant nous en une série de promontoires, de caps cabrés avec ses commencements de...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 108

105 ici, à travers le fleuve plus resserré, une chaîne destinée à entraver la navigation. [dessin] L'après-midi s'annonce chaude, quoiqu'il y ait un peu de brise. Notules Le bélier était vénéré comme un dieu de la procréation. En Nubie, il était identifié avec ce Knumu dont nous...

Carnet ZE, [1915]-1925 - Page 109

106 Amon, Muh el Khonsu, leur fils. - Neit était une déesse libyenne, déesse de la chasse et du tissage, les deux arts d'un peuple nomade. Ses armes sont un fuseau et deux flèches. - Hapi, le Nil, était honoré à Nilopolis et aussi dans les sanctuaires qui, au nombre de cent environ,...

Carnet ZF, 1925 - Page 58

58 Notule Egyptienne Le mimosa Nilotica, que les indigènes appellent sont est le même que l'Arantheis de Strabon. Son écorce exsude une gomme qui n'est autre que la fameuse " gomme arabique ". ________________ [Page de l'agenda portant la date du samedi 21 février] Quantité de gens sont venus...

Carnet ZF, 1925 - Page 59

59 [Page de l'agenda portant la date du dimanche 22 février] Dernier jour de Paris avant le voyage vers le Nil. Comme nous ne devons pas aller chez les Cornillier, j'écris un mot à Peter. - Kate passe l'après-midi avec nous. Jenny, la femme de chambre, prend sur elle d'envoyer nos malles à...

Carnet ZF, 1925 - Page 60

60 [Page de l'agenda portant la date du lundi 23 février] Voyage d'Egypte Marseille, 11h 1/2 à bord du Général Metzinger, de la Cie des Messageries Maritimes. Nous sommes partis de Paris, hier, par le train de 7h50, frère du train bleu. Arrivés à Marseille à 9h moins le quart. Pris...

Carnet ZF, 1925 - Page 61

61 [Page de l'agenda portant la date du mardi 24 février] Levé ce matin à 6 heures : le soleil m'avait déjà précédé et éclairait d'un rayon d'ambre les côtes de la Sardaigne, car nous achevions de franchir les Bouches de Bonifacio. Un grand arbre nuageux du vent ds la direction...

Carnet ZF, 1925 - Page 62

62 [Page de l'agenda portant la date du mercredi 25 février] Réveillé seulement à 7h, trop tard pour voir les iles Lipari, devant lesquelles nous avons passé à 5h - Maintenant à sept heures, nous sommes en face de la côte de Sicile, caps et collines bondissantes, rayées de vert, avec des...

Carnet ZF, 1925 - Page 63

63 [Page de l'agenda portant la date du jeudi 26 février] Je m'imaginais, en me réveillant, qu'il y avait du vent, ce matin, mais point. La mer continue a être calme et le paquebot à voguer sans bruit et presque sans secousse. Il fait du soleil, quoiqu'un peu voilé. Des nuages à forme de...

Carnet ZF, 1925 - Page 64

64 [Page de l'agenda portant la date du vendredi 27 février] Notre dernier jour de traversée. L'orage qui a commencé hier pendant le diner s'est prolongé jusqu'à près de minuit, les grands éclairs bleus déchirant nos hublots, malgré les volets en lames de verre, et la voix de Zeus...

Carnet ZF, 1925 - Page 65

65 [Page de l'agenda portant la date du samedi 28 février] Levé ce matin à 6h 1/2, après une nuit assez mauvaise où je n'arrivais pas à dormir complètement. Nous sommes dans l'avant-port d'Alexandrie : la paupière d'or du soleil s'entr'ouvre au dessus de la ligne droite que forme la...

Carnet ZF, 1925 - Page 66

66 Et ainsi finit le dernier jour de février et notre premier jour d'Egypte. Nous avons la chambre 99 (après avoir eu le 351) qui donne sur la rue par une jolie terrasse d'où je pourrai demain matin assister à l'éveil d'un dimanche au Caire. Mary m'a gentiment fait ce sacrifice. J'ai noté...

Carnet ZF, 1925 - Page 67

67 [Page de l'agenda portant la date du dimanche 1 mars] Réveil au Caire, ce matin : le soleil inonde notre chambre, à huit heures. Il remplit déjà le ciel au-dessus des maisons de l'autre côté de l'avenue. Je vais sur la terrasse sur laquelle s'ouvre notre chambre : la rue est...

Carnet ZF, 1925 - Page 68

68 [Page de l'agenda portant la date du lundi 2 mars] Dernier matin au Caire. Je m'assieds un instant sur la terrasse. Des jeunes Egyptiens en robes, au beau type élancés dans leur robes de soie rayée avec manteau lie de vin, des drogmans, nous font des offres de service, à Mary et à moi, et...