1913 résultats

Carnet EG, 1889-1911 - Page 26

20 il craignait le terrible Leskildy et puis les rois étaient pour celui-ci : il se tut, resta là- bas. Et c'est ce qu'il fit de mieux. C'est ce vieux Leskildy qui a fait souche, avec un anglais. D'ailleurs aujourd'hui encore son fils parle anglais et ses petits fils, et sa petite fille....

Carnet EG, 1889-1911 - Page 27

21 et qu'il avait ce prétexte. Dans la cour du manoir, transformé en métairie, il avait trouvé le père Leskildry qui déchargeait un tombereau de fumier. Mais auparavant, dans l'avenue, il avait trouvé un vieux pâtre, sourd-muet, répondant au nom de Kanan parce que les seuls mots qu'il...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 28

22 vers le plafond noirci où des viandes fumées, du poisson sec, des quartiers de porc salé pendaient accrochés aux énormes poutres. On entendit là-haut le frôlement léger d'un pas, puis dans la porte de la tourelle où s'ouvrait l'escalier de pierre, une délicieuse apparition se montra....

Carnet EG, 1889-1911 - Page 29

23 lit d'angle .... Plougrescant — St Gonéry. Ce 29 août 1900. — Inscription sur la porte ouest du vieux clocher de la chapelle : VENERABLE : & : DIXCRET : MIRE : LOYS : DV MOULIN RECTEVR : DE : CESTE / PARÕE : ET : HONORABLE :...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 30

24 Le sujet était que ce paysan, Efflam, avait été envoyé par sa femme vendre à la foire de Morlaix, un porcelet qui était enfermé dans un sac. Quand le sac fut ouvert, au lieu d'un pourceau ce fut un petit chien que l'on y trouva. Moqueries du marchand qui se met à battre le paysan à...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 31

25 tragédiens du temps. Cela s'appelait Komedianchi, réciter tragiquement... On lui payait pour cela qques chopines de cidre pour étancher sa soif, quand il avait lu un peu longtemps. Les voisins, les clients de l'auberge venaient assister à la récitation. Cela se passait à l'auberge de la...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 32

26 Clisson » et « les chantre, chanoines et chapître de Tréguier, sieurs de la seigneurye de Ploueguiel Plougrescant, fief amorty, défendeurs ». Il y avait procès entre eux et Clisson à propos de pièces de terre. 3° Acte de 1619 où il est question d' «escuier Yves Le...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 33

27 ces intentions pendant sa vie par la vertue efficace du très saint sacrifice de la messe de procurer après sa mort le repos de son âme de celle de sa femme, enfans, et autres ses parants amis et bienfaiteurs, le tout moyennant le bon plaisir de Monseigneur l'illustrissime et révérendissime...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 34

28 désire être commencé à célébrer vendredi prochain second de février, jour et fête de la Purification de la Ste Vierge Marie, il donne la somme de vingt cinq livres de rante à jamais pour assurance du paiement de laquelle il promet de donner fond et hypothèque spéciale sous le jour...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 35

29 transporté au palais épiscopal dudit Tréguier et y étant après que tout le contenu ci dessus a été par ledit évêque lu et considéré, il a déclaré louer et approuver ladite fondation pour avoir son effet et exécution aux termes y portés. ... Les Duportal sont devenus acquéreurs de...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 36

30 nommaient des gouverneurs pour administrer la chapelle de St Gildas. - Le sieur Duréchon avait acquis l'île en 1781 d'un sieur Louis Guillou etc. L'île ne contenait alors comme maison qu'une « vieille mazière » (masure). Dans les notes de Duportal pour son procès, je...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 37

31 « Ce qui n'empêchait pas d'y aller ». Antoine Crechriou dit que M. Jagou était en pension chez ses parents pendant la Révolution. Un autre dit qu'il a joué aux boules avec M. Jagou, dans l'île St Gildas, le jour du pardon, avant et après les vêpres. Même pendant la...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 38

32 en course, refusa à MM. Malroux et Levaillant, armateurs du Modeste, la lettre de marque qu'ils sollicitaient pour leur navire. Surcouf, le capitaine, atteignait sa 22e année. Actif, impatient, avec une inclination prononcée pour la guerre, brûlant de se signaler, il vit un acte d'injustice...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 39

33 On appelait ainsi la côte de Sumatra, Java, Merguy. Il est arrete en conseil qu'on ira prendre du riz à Merguy. Surcouf fait monter qques canons embarqués comme lest et arme des hommes qui se sont embarqués furtivement à Bourbon et aux Seychelles. Maintenant, a dieu vat ! Surcouf est...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 40

34 pistolet dans la hanche de l'ennemi, il remplace les couleurs britanniques par le pavillon national et aborde le Triton : 17 français contre 150 anglais. Le capitaine Burnyeat et Picket succombent des premiers. Surcouf, adroit tireur, ajuste et abat un gabier qui excitait ses compatriotes...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 41

35 où il épousa le 28 mai 1801 Melle Marie Blaize. Ici, cinq années de terre. Mais en 1806, il faut qu'il reprenne la mer : c'est un besoin irrésistible. Il fait construire un navire sur ses plans, le Revenant, nom significatif, part de St Malo le 2 mars 1807. Son retour dans la mer de...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 42

36 nationale de St Malo en 1814. A partir de ce moment, il ne fit plus que des spéculations commerciales. Il arma 19 corsaires. C'était pour lui un bonheur d'employer beaucoup de marins et d'étendre les relations commerciales de son pays. En 1827, au milieu de ses préoccup. d'armements, une...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 44

38 mère, Lucile et moi, nous regardions le ciel, les bois, les derniers rayons du soleil, les premières étoiles. « Les vents de la nuit, dans ma tour déshabitée, ne servaient que de jouets à mes caprices et d'ailes à mes songes. La chasse. — « Dans mes courses je pointais si...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 45

39 Ici « la plus vive partie de mon existence fut attachée. C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis, que j'ai commencé à sentir la première atteinte de cet ennemi que j'ai traîné toute ma vie, de cette tristesse qui a fait mon tourment et ma félicité....

Carnet EG, 1889-1911 - Page 46

40 Kermaria-Lann, Ce 27 septembre 1902. Je m'arrête à la vieille chapelle bâtie sur un tertre bas, à gauche de la route, en allant sur Guingamp. Dans l'enclos un vieux calvaire de fût monolithe, sur une pierre de socle portant sculptée aux 4 angles : au levant St André reconnaissable à...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 47

41 A Iliek. — Ce samedi 6 octobre 1902. Ds l'oratoire de la maison, l'autel qui fut celui de St Yves de Vérité, en pierre : vaste table de granit portée par trois pilastres renaissance, 2 en avant, 1 en arrière. Au-dessus un rétable avec, au milieu, en relief, neuf écussons superposés...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 48

42 femme peut leur donner à boire, mais pas la mère. Au bourg de Plougrescant, quand on envoie l'enfant baptiser, on lui donne après le baptème du vin blanc sucré à boire. A Plougrescant on donne à boire aux enfants de l'eau tiède que l'on jette sur du pain et dans laquelle on met de l'eau...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 49

43 de façon que les gouttes pleuvent un peu de tous côtés. Avant la construction, les fondements creusés, on place la première pierre, sur laquel on met le nom de [illisible] (le sigillographe) et la date. Et tous les parents et amis viennent frapper dessus avec le marteau et y déposer un...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 43

37 la fin des mémoires d'Outre tombe : « En traçant ces derniers mots, ce 16 novembre 1841, ma fenêtre qui donne à l'Ouest sur les jardins des missions étrangères, est ouverte : il est six heures du matin ; j'aperçois la lune pâle et élargie : elle s'abaisse sur...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 50

44 avoir soin de jeter une petite parcelle de buis bénit dans le feu. La barbarie des chouettes clouées, n'existe pas en Trégor, ni peut-être en Bretagne. Meubles. Près de l'âtre, un lit clos et un banc-tossel. Le lit clos avec des raclets ou des rideaux. En dessous on mettait en guise de...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 51

45 est en grosse toile avec des raies transversales rouges et une croix [croquis] dessinée dans la toile même en carrés rouges et bleus. qqfois on y mettait aussi le signe de Jésus. Aux deux bouts de la nappe il y a une sorte de filet tressé que termine une frange faite de houppettes rose et...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 52

46 lits, un de chaque côté de l'âtre, se faisant face. Ar C'homptouer, l'armoire, était en général à quatre portes, et à quatre armoires (armel) Puis il y avait l'arche (an arc'h) au bas bout de la maison : elle était très grande et servait à ramasser le froment : elle était...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 53

47 et ils les y mettaient, aussitôt mangé, en sorte qu'elles n'étaient lavées jamais, de peur d'être confondues avec les autres. Dans les grands ménages, anciens manoirs, il y avaient des escaliers de pierre, sous lesquels, dans la cuisine, il y avait une grande auge de pierre (eul louar vin...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 54

48 manteau de pierre de la cheminée le long duquel était suspendu le portez-arm où l'on couchait le fusil comme le nom l'indique, et où l'on mettait les allumettes scloss (allumettes de tiges de chanvre), par paquets, les petites boites contenant les clous pour les sabots que l'on cloûtait...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 55

49 forme. Le jour d'une noce, on faisait en sorte de défoncer le lit, pour faire une farce aux nouveaux mariés, car les grosses branches qui faisaient le fond du lit reposaient sur des fourches de bois plantées en terre : il suffisait de faire une entaille profonde dans ces supports pour...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 56

50 pot houarn bras, que l'on encastrait dans une sorte de maçonnerie et qui ne bougeait jamais de là : c'était dans cette marmite que l'on cuisait la nourriture des bêtes. Il y avait de plus eur forc'h tan (une fourche pour faire du feu) pour prendre le bois et surtout l'ajonc. Il n'y...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 57

51 sabot pour le rapporter. On faisait le feu avec de l'ajonc, de la fougère, du goémon. Quelquefois on remplaçait l'amadou par des morceaux de toile neuve (qui n'avait pas encore été lavée) : on la coupait en menus morceaux et on les brûlait sur l'âtre puis on ramassait la cendre, on...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 58

52 pouvait incendier la maison. L'aire de la maison était balayée avec des balais de genêt auxquels on coupait soigneusement les barbes, sinon cela portait malheur. La porte se fermait avec une flotten, une barre de bois qui se poussait le jour dans un trou du mur et que l'on assujettissait le...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 59

53 vers la Noël. Il y a un boucher exprès, quelqu'un de la contrée, comme Quéréel. Autrefois on le payait cinq sous et un morceau de viande (eur bechad Kig, un faix de viande). C'est lui aussi qui le dépèce. La fête du cochon tué (ailleurs fest ar penn-oc'h) s'appelle en Trégor...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 60

54 anciennes : on les attachait contre le mur, près de la fenêtre principale. C'est devant cette glace que les femmes venaient mettre leur coiffe et les hommes se raser, quand ils se rasaient eux-mêmes. A table, le maître se mettait au haut-bout et en face de lui le menel braz, le...

Carnet EG, 1889-1911 - Page 61

55 Pr la Légende de la mort. — Ce soir, 24 octobre, comme je sors sur la terrasse pour regarder les étoiles, qui luisent merveilleusement, notre bonne, François Berthon, originaire des environs de Quimperlé me dit que, chez elle, on prétend que : « les étoiles qui brillent...