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Éthiopien d'Abbadie 266
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==== embarras du Gojam  ====
 
==== embarras du Gojam  ====
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une fois la caravane revenant de chez les Gaflas se trouva dans une situation difficile. Le péage était en haut sur le daga mais le chef de ce lieu était en querelle avec celui de Montara qui prétendont enlever à son rival non seulement les revenus de péage mais encore son pays. Il dit aux marchands. donnez moi le péage de mon rival ou restez où vous êtes. le nagadras fⱥrⱥdj maga [mot ajout en interligne supérieur] était comme presque tous les gens de Dⱥnta un homme fort [en?]teté. D'ailleurs comme le péage appartient au lieu et non au chef il craignait d'avoir à payer uné 2.e [e en. exposant] fois sur le daga. En conséquence on attendit. les provisions ne tardèrent pas à s'épuiser et l'on n'avait d'autres ressources que d'aller vendre des outres et objets d'équipement aux sodats de l'<u>amba</u> dont la caravane occupait le pled. Enfin comme ce lieu est un k'wⱥlla des plus malsains, les esclaves commencèrent à prendre le typhus pluis et au bout de 20 jours le nⱥgad ras lui-même mourut. Alors on resolut de payer. le chef de montara après avoit pris les droits d'usage dit: "partez tout de suite". Il était alors plus de midi et il était impossible d'atteindre le bord du dⱥga avant le soir. D'ailleurs rien n'était prêt mais le chef menaçant de faire payer les droits une 2.e [e en exposant] fois si l'on restait jusqu'au lendemain, on quitta ce lieu malsain et l'on grimpa la montée jusqu'à la nuit. Il avait plu, le bois était mouillé, il n'y avait pas de briquet et l'on passa la nuit à jeun à crier nour ecarter les lions. avant le chant du coq les gardiens de la caravane crièrent <s>aux armes</s> tore, tore (aux armes). on ne tarda pas à reconnaitre le chef de moutara. comme ses fusiliers avaient leurs mèches allumées on alluma du feu on fit le pain et l'on mangea pendant que les soldats achevaient la boisson très fermentée que les musulmans d'Abyssinie appellent hyporcritement eau miéllée (börr), mais qui enivre plus vite que le vrai tⱥdj. Le repas prompt.t [t en exposant] achevé, les soldats ordonnèrent aux marchands de partir et malgré l'état d'epuisement des bêtes et esclaves, force fut de se mettre en route.  A peine arrivés sur le bord du daga les marchands se virent aux prises avec le rival du chef de montara qui [entonna?] son <u>doumfata</u> et dit-à ses fusiliers de bien viser. 17 hommes tombèrent à la 1.re [re en exposant] décharge et parmi eux leur chef. Les [vainqueurs?] suivirent la déroute firent des prisonniers et retournèrent auprès des marchands qui s'étaient retirés à l'écart sous un arbre, n'osant et ne sachant où décharger leurs bêtes exténuées. En route dit le vainqueur. les marchands tombèrent à ses pied pour le supplier de les laisser manger au moins et donner la pature à leurs mules. Pour que mes prenez vous dit l'autre. A cause de vous je suis descendu de ma colline forte: par la même occasion j'ai  remporté la victoire et puis je vous laisserai là où le péage existe de droit: vous n'entendez pas vos propres interets mais par la mort de mon père vous marcherez et il les mena au pas de course jusqu'à mⱥŤakⱥl.
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une fois la caravane revenant de chez les Galla se trouva dans une situation difficile. Le péage était en haut sur le daga mais le chef de ce lieu était en querelle avec celui de Montara qui prétendait enlever à son rival non seulement les revenus de péage mais encore son pays. Il dit aux marchands. donnez moi le péage de mon rival ou restez où vous êtes. le nagadras fⱥrⱥdj maga [mot ajout en interligne supérieur] était comme presque tous les gens de Dⱥnta un homme fort [en?]teté. D'ailleurs comme le péage appartient au lieu et non au chef il craignait d'avoir à payer uné 2.e [e en. exposant] fois sur le daga. En conséquence on attendit. les provisions ne tardèrent pas à s'épuiser et l'on n'avait d'autres ressources que d'aller vendre des outres et objets d'équipement aux sodats de l'<u>amba</u> dont la caravane occupait le pled. Enfin comme ce lieu est un k'wⱥlla des plus malsains, les esclaves commencèrent à prendre le typhus puis et au bout de 20 jours le nⱥgadras lui-même mourut. Alors on resolut de payer. le chef de montara après avoir pris les droits d'usage dit: "partez tout de suite". Il était alors plus de midi et il était impossible d'atteindre le bord du dⱥga avant le soir. D'ailleurs rien n'était prêt mais le chef menaçant de faire payer les droits une 2.e [e en exposant] fois si l'on restait jusqu'au lendemain, on quitta ce lieu malsain et l'on grimpa la montée jusqu'à la nuit. Il avait plu, le bois était mouillé, il n'y avait pas de briquet et l'on passa la nuit à jeun à crier pour ecarter les lions. avant le chant du coq les gardiens de la caravane crièrent <s>aux armes</s> tore, tore (aux armes). on ne tarda pas à reconnaitre le chef de montara. comme ses fusiliers avaient leurs mèches allumées on alluma du feu on fit le pain et l'on mangea pendant que les soldats achevaient la boisson très fermentée que les musulmans d'Abyssinie appellent hypocritement eau miéllée (börr), mais qui enivre plus vite que le vrai tⱥdj. Le repas prompt.t [t en exposant] achevé, les soldats ordonnèrent aux marchands de partir et malgré l'état d'epuisement des bêtes et esclaves, force fut de se mettre en route.  A peine arrivés sur le bord du daga les marchands se virent aux prises avec le rival du chef de montara qui [entonna?] son <u>doumfata</u> et dit-à ses fusiliers de bien viser. 17 hommes tombèrent à la 1.re [re en exposant] décharge et parmi eux leur chef. Les [vainqueurs?] suivirent la déroute firent des prisonniers et retournèrent auprès des marchands qui s'étaient retirés à l'écart sous un arbre, n'osant et ne sachant où décharger leurs bêtes exténuées. En route dit le vainqueur. les marchands tombèrent à ses pied pour le supplier de les laisser manger au moins et donner la pature à leurs mules. Pour qui me prenez vous dit l'autre. A cause de vous je suis descendu de ma colline forte: par la même occasion j'ai  remporté la victoire et puis je vous laisserai là où le péage existe de droit: vous n'entendez pas vos propres interets mais par la mort de mon père vous marcherez et il les mena au pas de course jusqu'à mⱥŤakⱥl.
  
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une caravane revenant [en?] [Gondroie?] fut attaquée dans Kartamora par les guerriers de Libⱥn les ennemis éternels des marchands. La plupart de ceux ci furent tués et leurs effets furent deposés par les vainqueurs dans une caverne. un riche marchand s'était échappé avec son esclave Galla jeune-homme de 20 ans et qui en sa qualité d'esclave ne portait pas d'armes. maitre dit-il auj. que tout est perdu et que tous êtes  anssi pauvre que moi laissez-moi essayer avec votre lance votre bouclier et votre chotal. Le marchand était trop [peureux?] pour se servir de ses armes et son esclave avant de partir le pria de lui crier de loin courage, courage, courage (aizah) pour faire croire qu'il était soutenu. Là dessus le jeune Galla descendit et tombant à l'emproviste sur des gens victorieux et sans defence il en tua 3 ou 4. Les fils de Libⱥn couraient pour soutenir les leurs quand leur chef entonna son doumfata, leur dit de se retirer et qui c'était à lui à délivrer leurs mains de cettes vermine solitaire qui ne pouvait pas nommer son père. Le jeune Galla l'eut bientôt étendu à ses pieds et les libⱥn effrayés s'enfuirent. Alors seulement les[?] marchand qui avait très-prudemment gardé le silence, cria courage courage. Il sortit de sa cache reprit son bien et tout le reste des marchandises devint le lot de l'esclave qui vécut quelques années fort à son aisé  à Bago où il mourut de maladie.  
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une caravane revenant [en?] Gondrou fut attaquée dans Kartamora par les guerriers de Libⱥn les ennemis éternels des marchands. La plupart de ceux ci furent tués et leurs effets furent deposés par les vainqueurs dans une caverne. un riche marchand s'était échappé avec son esclave Galla jeune-homme de 20 ans et qui en sa qualité d'esclave ne portait pas d'armes. maitre dit-il auj. que tout est perdu et que tous êtes  anssi pauvre que moi laissez-moi essayer avec votre lance votre bouclier et votre chotal. Le marchand était trop [peureux?] pour se servir de ses armes et son esclave avant de partir le pria de lui crier de loin courage, courage, courage (aizah) pour faire croire qu'il était soutenu. Là dessus le jeune Galla descendit et tombant à l'emproviste sur des gens victorieux et sans defence il en tua 3 ou 4. Les fils de Libⱥn couraient pour soutenir les leurs quand leur chef entonna son doumfata, leur dit de se retirer et que c'était à lui à délivrer leurs mains de cettes vermine solitaire qui ne pouvait pas nommer son père. Le jeune Galla l'eut bientôt étendu à ses pieds et les libⱥn effrayés s'enfuirent. Alors seulement les[?] marchand qui avait très-prudemment gardé le silence, cria courage courage. Il sortit de sa cache reprit son bien et tout le reste des marchandises devint le lot de l'esclave qui vécut quelques années fort à son aise à Bago où il mourut de maladie.  
  
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èàȇôú ⱥ ŧöïûȃȋ
 
 
==== duel au fouet ====
 
==== duel au fouet ====
 
Des marchands de [Vⱥmar?] cheminaient dans le désert : l'un d'eux insulta un autre en demandant qui était son père. l'insulté proposa un duel au Kourbadj qui fut accepté. chacun debout et face à face donnait à tour de role un bon coup sur les épaules nues [nues: ajout en interligne supérieur] de son adversaire. le 1.er [er en exposant] qui donna de signes de douleur fut déclaré vaincu et le duel cessa. les marques des coups ne se sont pas effacés pendant cinq années.
 
Des marchands de [Vⱥmar?] cheminaient dans le désert : l'un d'eux insulta un autre en demandant qui était son père. l'insulté proposa un duel au Kourbadj qui fut accepté. chacun debout et face à face donnait à tour de role un bon coup sur les épaules nues [nues: ajout en interligne supérieur] de son adversaire. le 1.er [er en exposant] qui donna de signes de douleur fut déclaré vaincu et le duel cessa. les marques des coups ne se sont pas effacés pendant cinq années.
  
 
==== Tⱥkⱥze ====
 
==== Tⱥkⱥze ====
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des marchands arrivèrent au Tⱥkⱥze en hamle et firent passer 4 mulets chargés. la pluie vint alors et il ne fut plus possible de traverser. on envoya un exprès à Hawaza pour chercher des nageurs. Ceux-ci firent remonter jusqu'à un endroit large et on débattit le prix qui fut deposé sur uncuir c.a.d. 9$ 500 kororima etc. mais le cœur leur manqua et les nageurs s'en allèrent. Le marchands alors par desespoir firent tout passer sur un radeau sans rien perdre et parvinrent  à Moussⱥwwa'. Après hamle abo ou 11 Juillet on tient qu'un marchand ne doit plus s'aviser de traverser le tⱥkⱥze.  
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des marchands arrivèrent au Tⱥkⱥze en hamle et firent passer 4 mulets chargés. la pluie vint alors et il ne fut plus possible de traverser. on envoya un exprès à Hawaza pour chercher des nageurs. Ceux-ci firent remonter jusqu'à un endroit large et on débattit le prix qui fut deposé sur un cuir c.a.d. 9$ 500 kororima etc. mais le cœur leur manqua et les nageurs s'en allèrent. Le marchands alors par desespoir firent tout passer sur un radeau sans rien perdre et parvinrent  à Moussⱥwwa'. Après hamle abo ou 11 Juillet on tient qu'un marchand ne doit plus s'aviser de traverser le tⱥkⱥze.  
  
 
Seyd Abokr à qui je demandais si je pouvais voyager seul en Galla bet me dit : non jamais! une caravane est une <s>haie</s> fortification marchante une palissade vivante dont les bois nourris dans des forȇts différentes se soutiennent entre eux non par leur volonté mais par la nécessité de leur position. Vous autres chrétiens dites que si deux ou trois personnes s'assemblent Dieu est au milieu d'eux. votre Dieu marche donc avec les caravanes.
 
Seyd Abokr à qui je demandais si je pouvais voyager seul en Galla bet me dit : non jamais! une caravane est une <s>haie</s> fortification marchante une palissade vivante dont les bois nourris dans des forȇts différentes se soutiennent entre eux non par leur volonté mais par la nécessité de leur position. Vous autres chrétiens dites que si deux ou trois personnes s'assemblent Dieu est au milieu d'eux. votre Dieu marche donc avec les caravanes.
  
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Pour la construction du mⱥdⱥbbⱥr ou camp on le commence comme le 1.er [er en exposant] jour (ⱥmda tala) et celui qui commence ce jour là, commence ensuite toujours. la limite de chaque chambrette est une perpendiculaire [ou?] seul [illisible]. du mⱥdⱥbbⱥr détermine par le balla (fourche) ou [aukaye?] qui soutient le toit de branchage et de cuirs. dans les pays où on ne coupe pas du bois à volonté, on porte des batons ou s'il se peut des rotins pour le toit. on établit toujours le
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Pour la construction du mⱥdⱥbbⱥr ou camp on le commence comme le 1.er [er en exposant] jour (ⱥmda tala) et celui qui commence ce jour là, commence ensuite toujours. la limite de chaque chambrette est une perpendiculaire [ou?] seul [illisible] du mⱥdⱥbbⱥr détermine par le balla (fourche) ou [aukaye?] qui soutient le toit de branchage et de cuirs. dans les pays où on ne coupe pas du bois à volonté, on porte des batons ou s'il se peut des rotins pour le toit. on établit toujours le