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Page créée avec « === royaume d'önarya. === ==== réquisitions a ==== ==== impots b ==== ==== soldats c ==== ==== café d ==== ==== histoire de B… »
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=== royaume d'önarya. === | === royaume d'önarya. === | ||
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==== réquisitions a ==== | ==== réquisitions a ==== | ||
| + | De tems en tems Abba Bagibo fait main basse en guise d'impôt ou de réquisition sur tout le | ||
| + | miel qui parait au marché de Saka et sur les toiles de coton. Autrement on paie aucune espèce de | ||
| + | droit au marché; [signe illisible] il n'y a pas [mȇme?] de courtiers d'esclaves. | ||
==== impots b ==== | ==== impots b ==== | ||
| + | l'abba ganda représente le ťⱥka d'Abyssinie et rassemble les contributions. | ||
==== soldats c ==== | ==== soldats c ==== | ||
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| + | tout Limmou est soldat du roi et fait la campagne à ses frais. s'il fait une action d'éclat | ||
| + | il reçoit un cheval ou une peau de lion etc. mais jamais de paie régulière. | ||
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| + | Les marchands Abyssins et afťala emportent à Baso environ mille charges de café d'önarya ou | ||
| + | 40000 kilogr. environ. Il faut y ajouter 80000 kilogr. achetés par les marchands d'agⱥbja qui le vendent | ||
| + | presque tout aux wⱥre hⱥymano et tribus avoisinantes oú il est consommé. ne sort-il pas du pays 160,000 kil. | ||
| + | (4000 ťⱥnⱥt) par an dis-je à ŧⱥmrou? je ne crois pas fut la réponse. Le café croit spontanément à | ||
| + | l'ombre de grands arbres et appartient tout entier au Roi. | ||
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| + | 15 sept.re avant hier 100 cavaliers limmou partirent pour surprendre [Nouno?] marchèrent toute la | ||
| + | nuit, attendirent jusqu'à l'asr et ne trouvèrent rien. les riches alors vont à mule et se font suivre de leur | ||
| + | grand cheval. 50 cavaliers trop pauvres pour avoir une mule restèrent en arrière. | ||
==== histoire de Bofo Bokkou f ==== | ==== histoire de Bofo Bokkou f ==== | ||
| + | Selon Montesquieu c'est la vertu qui soutient les republiques aux moeurs austères: j'ajouterai que | ||
| + | dans celle des afⱥr, Galla etc. c'est la <u>jalousie</u>. Elle seule empȇche la croissance du pouvoir Royal. Il | ||
| + | est toujours intéressant de voir comment une république devient royaume. Abba Rebou qui est aujourd. | ||
| + | un vieillard vigoureux était le <u>Soresa</u> ou homme principal d'önarya ou pour mieux dire de la tribu des | ||
| + | Limmou. Bofo fils de Bokkou Borana mais pauvre labourait son champ situé dans les confins de | ||
| + | [Nouno?] qui fesait de fréquentes incursions chez les Limmou. Bofo Bokkou tenait le bouclier d'une main | ||
| + | la lance et la charrue de l'autre, courait à l'ennemi et ne revenait jamais sans quelque depouilles. | ||
| + | C'était il y a quelques années et Abba Rebou pour s'attacher cette reputation naissante envoya offir | ||
| + | sa fille à Boko qui eut d'elle Abba Bagibo ou Ibsa. Le jeune Bofo n'ayant presque rien fit [une course?] | ||
| + | dans Nouno sur son cheval gom-ou et rapporta 3000 tȇtes de bétail sur lesquelles il ne voulut | ||
| + | accepter que 80 pour lui-mȇme à titre de prȇt dit-il jusqu'à ce que j'ai obtenu de nouveaux succès. | ||
| + | peu après il retourna, ramena 5000 tȇtes et rendit les 80 à son beau père, qui ne lui avait donné sa | ||
| + | fille qu'après que Bofo fut capturé un beau cheval (gom-ou) à la pointe de sa lance. Le Roi de Gouma | ||
| + | effrayé des succès de Bofo et jugeant que le Dödesa ne l'arreterait pas résolut de l'attirer chez | ||
| + | lui sous pretexte d'un mariage et le tuer. Il lui envoya un messager pour lui offrir sa fille et Bofo | ||
| + | consulta son beu-père qui s'opposa formellement à son départ. Les messagers se succédant | ||
| + | sans cesse Bofo prit un seul frère d'armes partit de nuit sans en prévenir personne et arriva à | ||
| + | [Gombota?]. Grande fut la rumeur pour voir le gendre du Roi. Il y eut assemblée on égorgea des | ||
| + | vaches, on but force hydromel et les [Domfⱥta?] commencèrent. Tous les braves de Gouma ayant | ||
| + | achevé, le Roi dit: et toi Bofo n'as-tu rien à nous apprendre? - Je ne suis pas chez moi: qui | ||
| + | me croirait? - mais mon gendre est sans doute chez lui dans ma maison, je t'en prie, dis-nous | ||
| + | tes exploits - Bofo se leva et fit en style homérique le récit de ses victoires et des trophées | ||
| + | charnelles et de ses captures de bestiaux. Tous les guerriers de Gourma ensemble n'avaient pas | ||
| + | fait autant. "que vous semble-t-il dit le Roi à ses conseillers ? que mérite l'homme qui a fait | ||
| + | de telles choses? - La mort répondit-on - bien! attachez-le moi à la poutre avec son suivant. | ||
| + | on entraina Bofo hors de la chambre et on lui donna pour compagnon une poutre énorme | ||
| + | en attendant l'arrivée d'Abba Rago fils du Roi de Gourma - "[dans?] la bonne nouvelle lui dit | ||
| + | son père. Bofo est venu - oú est-il? - mon fils je veux te consulter: il est entre mes mains qu'en ferons | ||
| + | nous? - mais un brave de cette trempe-là, il faut en faire un ami. - tu as raison, mon fils et vous | ||
| + | ma cour pourquoi voter la mort contre mon gendre? - nous avions bien pensé le contraire mais nous | ||
| + | avions peur de déplaire à [notre Seigneur - Eh bien faites-lui mes excuses dites que c'est votre | ||
| + | faute et amenez-le moi - Les courtisans sont les mȇmes par toute la terre : ceux-ci firent mille | ||
| + | caresses à Bofo et le délivrèrent. Mais le guerrier Limmou avait fait d'amères réflexions | ||
| + | à coté de la poutre bien différentes de sa jactance quand il disait en partant pour Gourma: | ||
| + | si je meurs ce ne sera qu'un seul homme. Après ȇtre convenu avec son page il dit au | ||
| + | Roi que parmi les objets dont se composait son cadeau comme gendre il venait de | ||
| + | s'apercevoir qu'il avait oublié une belle coupe d'argent, et qu'il irait la chercher à cheval. | ||
| + | Le Roi eu la betise de l'en croire et Bofo monte sur son fidèle coursier et bientôt | ||
| + | mis le Dödesa derrière lui et foule les collines d'önarya. Abba Rebou furieux d'avoir été | ||
| + | desobei l'accueillit mal et personne ne vient lui donner la bienvenue. Bofo assembla 5 à 6 amis, fit | ||
| + | de l'hydromel egorgea ses vaches et leur fit jurer de mourir avec lui. Le Roi de Gourma se voyant | ||
| + | joué assembla une coalition et vint fondre sur Limmou qui s'enfuit avec ses femmes, enfans | ||
| + | et troupeaux dans le mogga. Bofo grimpa sur une méchante haridelle enfonça son gonfo ou | ||
| + | chapeau pointu jusqu'à ses yeux et plaçé à une des passes il demandait à tous ses ennemis: avez | ||
| + | -vous vu Bofo j'ai juré de manger ses entrailles. Vu le grand nombre des coalisés on le croyait | ||
| + | de la coalition et personne ne prit garde à lui. Quand il vit que tout le monde était entré | ||
| + | dans önarya il commença à [donner?]. Les Gallas vont naturellement laches et dès qu'on entendit | ||
| + | crier je suis Bofo Bokkou abba abouka (nom de son autre cheval) on resta [consterne?]. | ||
| + | Bofo donnait un léger coup à un ennemi avec une mauvaise lance et disait à son page: mouri | ||
| + | (chatre-moi cela) ce que le page exécutait: on tacha bien de s'enfuir mais il y avait l'un | ||
| + | des 5 ou 6 braves à chaque passe: chacun criait je suis Bofo. Limmou honteux revint et | ||
| + | chargea et le plus glorieux souvenir de cette journée fut le besoin de beurre et d'eau | ||
| + | chaude pour depetrer la main de Bofo qui s'était collée à sa pique, car il dedaignait de | ||
| + | la lancer comme les autres Gallas. Epouvanté de ses exploits tout Limmou tomba aux pieds | ||
| + | de Bofo en lui disant nous ne voulons pas d'autre maitre (gofta) que toi. Abba rebou devint | ||
| + | l'un de ses plus humbles sujets. Pour assurer le trone à sa famille il nomma son fils Ibsa abba | ||
| + | Bagibo roi et le fit régner de son vivant. Bofo mourut vers 1837, et si son fils n'est pas aussi | ||
| + | brave il est plus intriguant et plus habile que son père. | ||
==== civet ==== | ==== civet ==== | ||
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| + | Abba Tröngo dit en ma présence que 5000 wakkⱥt [140 kilog.] de civet avaient passé l'hiver ici. | ||
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| + | La loi ou plutôt le caprice du maitre d'önorya est très sévère. on vend comme esclave, s'il | ||
| + | n'est musulman, celui qui a volé un seul grain de café. un gardien du café du Roi trouva | ||
| + | l'esclave d'un de ses ennemis traversant la cafeyère avec une petite outre de café vert | ||
| + | (15 octobre) et emmena son maitre devant abba bagibo. Selon l'usage les deux parties | ||
| + | deposèrent chacune un pot de miel ou valeur analogue, avant d'entrer celui qui perd | ||
| + | n'emportant pas son depot. l'accusé prouva que le café saisi était le sien cueilli en | ||
| + | présence de témoins et que la cafeyère du Roi était un lieu de passage. Je te pardonne pour | ||
| + | cette fois dit le despote-gofta à son gardien mais une autre fois ne confons pas ton | ||
| + | devoir envers moi avec ta vengence particulière. | ||
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| + | Le mȇme jour se présenta une autre affaire qui me rappela la superstition du Gojam. | ||
| + | une esclave disparut un soir et son maitre debout à sa porte cria <u>goftan simigu[ae?]</u> (par | ||
| + | la puissance du Roi) ne sortez pas de chez vous, demain matin que je n'aie suivi la piste | ||
| + | de mon esclave. les villageois de peur de désobeir au Roi invoqué restèrent prisonniers chez | ||
| + | eux mais un [faki?] ou tanneur fit sortir les vaches le matin à [reste de la phrase illisible] | ||