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=== loix coutumières === | === loix coutumières === | ||
| − | C'est un | + | |
| + | 65 | ||
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| + | C'est un dⱥbtara envieux qui porte l'accusation. Si l'alaka est en exercice le lika matön est son | ||
| + | juge. | ||
| + | |||
==== juge rapporteur a ==== | ==== juge rapporteur a ==== | ||
| − | Lors d'un appel le 1er. juge mange ses frais et les droits au passage des rivières sont pour son | + | |
| + | Lors d'un appel le 1er. juge mange ses frais et les droits au passage des rivières sont pour son | ||
| + | <u>mⱥnecha</u> ou rapporteur qui va avec les parties, fait son rapport sur l'affaire devant le juge su | ||
| + | périeur sans indiquer la sentence [dont cet?] appel et puis siège comme conseiller (choumagilie) | ||
| + | [illisible] ce juge supérieur : la sentence ouïe il retourne en faire son rapport au juge [dont cet?] appel. | ||
| + | |||
==== interêts d'argent prété b ==== | ==== interêts d'argent prété b ==== | ||
| − | Si le débiteur non libéré par serment devient riche ensuite on a son recours contre lui mais à moins qu'on n'ait stipulé des intérêts expressément on ne les obtient pas par une action. En payant sa dette comme domestique, à la | + | |
| + | |||
| + | Si le débiteur non libéré par serment devient riche ensuite on a son recours contre lui mais | ||
| + | à moins qu'on n'ait stipulé des intérêts expressément on ne les obtient pas par une action. En payant | ||
| + | sa dette comme domestique, à la Romaine , on paie le principal et non les intérêts ce qui dit | ||
| + | la coutume Abyssine serait réduire le malheureux à la condition d'esclave. La méthode de supputer | ||
| + | les intérêts composés est assez singulière et vient sans doute de l'ignorance de l'arithmétique. | ||
| + | Ainsi qu'on emprunte 10$ à 2$ ou 20% par an ce qui est le taux actuel de l'intérêt dans | ||
| + | Gondⱥr, au bout de la 1ère année on doit 10$ plus 2$ pour l'arata ou intérêt; au bout de la | ||
| + | 2ème année c'est 24$; à la 3e. 36$; à la 4e. 48$; à la 5e ce serait 60 mais comme les intérêts ou | ||
| + | arata ont alors atteint la somme primitive on compte l'intérêt de cette somme primitive | ||
| + | qu'on appelle yⱥ arata lödj ce qu'on peut traduire par intérêt composé ce sera donc 62 | ||
| + | $ qu'on devra mais en fait les anciens interviennent et l'on ne donne que les 1/2 de l'intérêt | ||
| + | composé ou 1$ | ||
| + | |||
==== caution en justice c ==== | ==== caution en justice c ==== | ||
| − | Le | + | |
| − | Daña | + | |
| + | Le but de la caution judiciaire est d'assurer au juge le paiement de ses droits car | ||
| + | sauf les frais de justice il n'a pas d'autres honoraires en sa qualité de juge. Le Roi est présumé assez | ||
| + | puissant pour recouvrer ses frais ainsi on ne donne pas caution en sa présence mais pour | ||
| + | éviter les embarras du remboursement l'afⱥ nögous was yaskotⱥral hⱥdⱥdj (fait donner | ||
| + | caution hors de la présence de la cour) et si on ne peut , l'agafari ( portier ou warden des | ||
| + | Anglais) attache les parties pour s'assurer le paiement des frais. | ||
| + | |||
| + | |||
| + | Daña mön yadⱥla | ||
| + | ha tⱥrⱥtta ybⱥlla | ||
| + | |||
| + | le juge pourquoi ferait-il des propositions | ||
| + | qu'il mange auprès de la partie condamnée. | ||
| + | |||
| + | Les droits du juge se nomment | ||
| + | dⱥñⱥnⱥt. | ||
| + | |||
==== tⱥzkar d ==== | ==== tⱥzkar d ==== | ||
| − | Le | + | |
| + | Le tⱥzkar est de droit civil et Ethiopien et existe chez les Abyssins, Agaw, Södama, Galla | ||
| + | Afar et même chez les musulmans d'Abyssinie qui viennent la plupart de Hⱥrar. Aujourd'hui | ||
| + | on tient que le tⱥzkar est un festin donné aux pauvres et aux étrangers par les parens | ||
| + | du mort pour que ces convives prient Dieu pour le repos de l'âme du trépassé. En principe le | ||
| + | <u>zökör</u> des arabes à dû être identique avec le tⱥzkar. On en préléve les frais sur la succession | ||
| + | avant partage et la règle est que la <u>moiti</u>é du bien du défunt est consacrée au tⱥzkar | ||
| + | ce qui est énorme aussi les fortunes en Abyssinie se perdent par les tⱥzkar comme en Europe | ||
| + | par la fureur du jeu. Le tⱥzkar est un devoir pieux qui appartient au plus proche | ||
| + | parent du décédé et un confesseur Abyssin ne manque pas d'excommunier son penitent | ||
| + | qui refuse de de faire le tⱥzkar ( tⱥzkar lawata) de son testateur. Cela n'est nullement dans | ||
| + | l'évangile mais comme la fabrique (ማሕበር) a des droits fixes dans le tⱥzkar, l'église Abyssine | ||
| + | a oublié la pureté de son origine. Comme le tⱥzkar est de droit civil, si un enfant | ||
| + | adoptif ne participe pas aux frais du tⱥzkar il perd tout droit à l'héritage. | ||
| + | |||
| + | |||
==== puissance paternelle e ==== | ==== puissance paternelle e ==== | ||
| − | Ya abat | + | |
| + | |||
| + | Ya abat öda lⱥ lödj | ||
| + | ya afönťa öda lödj | ||
| + | |||
| + | l'amende du père à l'enfant, | ||
| + | l'amende du nez(la morve) à la main. | ||
| + | |||
| + | D'après ce bizarre axiome un | ||
| + | père est toujours juge (ዳኛ) de son | ||
| + | fils qui n'a pas un établissement séparé avec maison à part. | ||
| + | |||
==== appel royal f ==== | ==== appel royal f ==== | ||
| − | + | ||
| + | |||
| + | Woud na lⱥmd | ||
| + | ate bet ylⱥmd | ||
| + | |||
| + | la bonne volonté et le vêtement de guerre | ||
| + | apprennent (à fréquenter) la maison du Roi. | ||
| + | |||
| + | D'après cet axiome l'appel au Roi en son | ||
| + | tribunal est facultatif et jamais obligatoire. | ||
| + | |||
==== cour du Roi g ==== | ==== cour du Roi g ==== | ||
| − | Quand à défaut de caution une partie a été enchaînée par l'agafari du Roi elle plaide enchainée car dit-on ses chaines sont sa caution | + | |
| + | Quand à défaut de caution une partie a été enchaînée par l'agafari du Roi elle plaide enchainée car | ||
| + | dit-on ses chaines sont sa caution. on ne dit pas alors il est entré dans les chaines mais bien : il entré | ||
| + | dans la loi. en plaidant devant le Roi on n'emploie pas de [fötöm] ni de wangel ou offre d'excommunication. | ||
| + | Bⱥ wangel yⱥtⱥkⱥtⱥrⱥ | ||
| + | bö sölⱥt yⱥtⱥmⱥtⱥrⱥ | ||
| + | |||
| + | étant lié par l'évangile, | ||
| + | étant coupé par le tranchant | ||
| + | |||
| + | est l'on este tout au plus cet axiome pour | ||
| + | montrer qu'on s'est engagé en 1ère instance | ||
| + | devant le Roi on dit oui ou non et cela engage car on est supposé ne pouvoir mentir en sa | ||
| + | présence, supposition qui dérive évidemment de l'immense idée qu'on se fait d'une majesté | ||
| + | despotique. | ||
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==== paris - conventions ayant force de loi h ==== | ==== paris - conventions ayant force de loi h ==== | ||
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| + | |||
dañanat ou frais de justice à percevoir par le juge se compose principalement de ወርርድ ou paris. En effet on dit [Illisible] je parie une mule que je prouverai à ton préjudice. Si la partie adverse accepte le pari on va aux preuves et le condamné paie : si elle refuse elle se condamne et reconnait son tort. On dit à cet égard l'axiome suivant qui établit le droit qu'à chacun de faire des paris puisqu'il n'engage que son propre bien : ba kabt ya lagasa ba wadalou yagasagasa : qui a fait un cadeau de son bien qui a fait une course avec son âme et tous les deux sont dans le même cas?. En effet si l'arbitre accepte le pari est parce qu'il a bien voulu et l'on dit waddogabba mot qui s'applique au taux de l'intérêt que le juge admet toujours quelque norme qu'il soit pourvu qu'il soit prouvé que le débiteur y a consenti. En effet dit-on les profits du commerce dans un pays sans sûreté sont énormes et on rentre bien vite dans des déboires d'intérêts. | dañanat ou frais de justice à percevoir par le juge se compose principalement de ወርርድ ou paris. En effet on dit [Illisible] je parie une mule que je prouverai à ton préjudice. Si la partie adverse accepte le pari on va aux preuves et le condamné paie : si elle refuse elle se condamne et reconnait son tort. On dit à cet égard l'axiome suivant qui établit le droit qu'à chacun de faire des paris puisqu'il n'engage que son propre bien : ba kabt ya lagasa ba wadalou yagasagasa : qui a fait un cadeau de son bien qui a fait une course avec son âme et tous les deux sont dans le même cas?. En effet si l'arbitre accepte le pari est parce qu'il a bien voulu et l'on dit waddogabba mot qui s'applique au taux de l'intérêt que le juge admet toujours quelque norme qu'il soit pourvu qu'il soit prouvé que le débiteur y a consenti. En effet dit-on les profits du commerce dans un pays sans sûreté sont énormes et on rentre bien vite dans des déboires d'intérêts. | ||
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==== jugemens sans frais i ==== | ==== jugemens sans frais i ==== | ||
| + | |||
Si deux Dabtara discutent sur la propriété d'un rim ou fief d'église la cause est plaidé devant le liqa matän qui n'a pas de frais à percevoir parce que dit-on le fief est le don du Roi dans son essence. De même à propos d'un räst ou bine patrimonial si les enfants d'un même père discutent sur la quotité de leurs parts il n'y a pas de frais, mais il y en a? si l'on dispute sur les limites du patrimoine. On parie pour interesser le juge à bien faire rechercher la vérité d'après l'axiome ci'contre : bimararout yonactal : si l'on examine (la vérité) sort | Si deux Dabtara discutent sur la propriété d'un rim ou fief d'église la cause est plaidé devant le liqa matän qui n'a pas de frais à percevoir parce que dit-on le fief est le don du Roi dans son essence. De même à propos d'un räst ou bine patrimonial si les enfants d'un même père discutent sur la quotité de leurs parts il n'y a pas de frais, mais il y en a? si l'on dispute sur les limites du patrimoine. On parie pour interesser le juge à bien faire rechercher la vérité d'après l'axiome ci'contre : bimararout yonactal : si l'on examine (la vérité) sort | ||
bifoctagout yonactel : si l'on nettoie (la chose)se purifie | bifoctagout yonactel : si l'on nettoie (la chose)se purifie | ||