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Page créée avec « === Lois coutumières === 73 n 65 ==== us du Sömen [hébreu] ==== Selon l'us du Sömen les filles [dotées?] <s>du vivant de </s> par leur père n'ont… »
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=== Lois coutumières === | === Lois coutumières === | ||
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un mariage entre la famille du meurtrier et celle de sa victime. ce döndj | un mariage entre la famille du meurtrier et celle de sa victime. ce döndj | ||
remarquable a pleine force encore aujourd'hui. | remarquable a pleine force encore aujourd'hui. | ||
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| + | ==== institution des choum wⱥnd [hébreu] ==== | ||
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| + | Les fonctions de choum wⱥnd sont tellement respectables qu'il ne peut | ||
| + | recevoir aucuns frais de justice ce qui est inoui pour tous les autres juges de | ||
| + | l'Abyssinie. on suppose qu'il enseigne à ses enfants males la coutume | ||
| + | traditionnelle du pays, et son fils ainé lui succède de droit. Lorsqu'il fait une | ||
| + | descente sur les lieux pour exécuter sa sentence il mange aux frais du | ||
| + | condamné et pour que celui-ci s'éxécute promptement chauqe repas du choum | ||
| + | wⱥnd doit être le double du repas précédent, progression géométrique qui | ||
| + | met promptement fin aux délais. La loi de ne pas recevoir d'épices fut si bien | ||
| + | exécuter que six choum wⱥnd seulement ont dérogé et l'on a soin de | ||
| + | faire remarquer que leurs familles sont éteintes et qu'on a été obligé de les | ||
| + | remplacer d'office. Si le fils d'un choum wⱥnd défunt est trop jeune on lui accorde | ||
| + | tutelle d'un vieillard de ses parents qui lui enseigne le droit coutumier. S'il est | ||
| + | incapable de juger il est remplacé par le plus proche parent male du défunt. | ||
| + | Les choum wⱥnd du Sömen sont divisés en quatre sections de dix chacun. A | ||
| + | chaque section préside un choum wⱥnd sⱥbbar et lors d'une décision en corps | ||
| + | c'est le sⱥbbar qui recueille les voix et proclame la sentence. Le droit de porposer | ||
| + | un döndj ou loi n'appartient qu'aux bal'abbat c'est à dire aux propriétaires | ||
| + | fonciers qui tiennent leurs terres par héritage. Si le dⱥdjazmať du Sömen veut | ||
| + | proposer un döndj il fait parler un propriétaire à cet effet. Si un condamné | ||
| + | refuse d'exécuter la sentence d'un choum wⱥnd celui-ci requiert la force | ||
| + | armée auprès du mösolene ou lieutenant du Roi, ce qui est l'analogue de la | ||
| + | justice Française. on voit par l'histoire des parlemens en Anglettere et en | ||
| + | France que les [cours?] ont toujours montré une tendance à faire empieter leurs | ||
| + | prérogatives sur celle du Roi. Il en a été de même en Sömen et déjà sous | ||
| + | Qerlos le successeur de Keros les choum wⱥnd s'étant arrogé le droit de | ||
| + | tout juger jetèrent dans un précipice des soldats qui avaient pillé les | ||
| + | paysans. les chefs militaires s'en plaignirent à Qerlos en disant qu'il verait | ||
| + | aussi impossible de garder des soldats : en conséquence on restraignit la | ||
| + | juridsiction des choum wⱥnd aux cas de meurtre et de contestations sur les | ||
| + | héritages ou sur l'état civil. cependant il est quelquefois arrivé que | ||
| + | des soldats également élevés en grade et ne voulant pas prendre leurs | ||
| + | supérieurs pour juges ont de leur plein grè déféré leur cause au | ||
| + | tribunal des choum wānd qui leur <s>font</s> alors leur justice sans frais. | ||
| + | les choum wⱥnd n'existent plus qu'en Sömen, Börras Wasaya et tsⱥlⱥmti. | ||
| + | Il n'y en a pas en Walqayt ni en Wⱥgⱥra. | ||