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Page créée avec « 175 285 === lois coutumières (Gondar 5 mai 1848) === puis pour ne pas lui enlever un droit déjà acquis. [ I… »
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allaient comme frais de justice. Lors de condamnation afflictive il n'y avait pas de | allaient comme frais de justice. Lors de condamnation afflictive il n'y avait pas de | ||
frais de justice mais si l'on acceptait le prix du sang en cas d'assassinat ou | frais de justice mais si l'on acceptait le prix du sang en cas d'assassinat ou | ||
| − | meurtre on repartissait entre 4. p.ex: | + | meurtre on repartissait entre 4. p.ex: le prix du sang a été fixé à 50 |
| + | waqet: 24 revenaient au parent qui poursuit la réparation, 24 au juge, un | ||
| + | au kwarana ou geolier et un au <u>resa asnax</u> serviteur du Roi qui constatait | ||
| + | les meurtres et fesait enterrer les cadavres. | ||
| + | A Gondar les sergens de ville formaient ce qu'on appellait yadal cifra | ||
| + | et étaient au nombre de 400, qui fesaient la garde en 4 sections. Si dans une | ||
| + | des sections on trouvait un cadavre fraîchement tué sans pouvoir | ||
| + | constater qui était le meurtrier on fesait périr le chef de la section pour | ||
| + | satisfaire la vindicte publique. Que deviendraient nos officiers de police si | ||
| + | Paris était régi comme Gondar? | ||
| + | Les Liqaout n'admettent d'appel de leur tribunal au fatha nagart, mais | ||
| + | en cas d'embarras ils vont consulter les professeurs de ce livre: d'ailleurs on ne l'ouvrait jamais | ||
| + | en présence du Roi. | ||
| + | L'appel des wanbar des provinces allait en cour de Liqaout.- Le takakin de Balasa | ||
| + | était un bitwadad.- Le betdana était le juge de 1ere instance même dans Gondar - L'usage | ||
| + | de payer tant par rivière lors d'un voyage pour parvenir en cour d'appel a existé | ||
| + | de tout tems mais n'était payé qu'après coup et par le perdant. | ||
| + | Selon le qes ate Gabra madhin | ||
| + | Jadis les Liqaout s'asseyaient tous les jours sur la place du palais pour être plus accessibles | ||
| + | au peuple <s>et</s> pour entendre les plaintes et les juger. Le roi envoyait demander les causes et les | ||
| + | jugemens: les messagers royaux finirent par apprendre ainsi le droit par routine et obtinrent | ||
| + | par suite le droit de juger sous le nom de Azzaj mais devant le Roi seulement car ils | ||
| + | n'ont jamais jugé chez eux comme les Liqaout. | ||
| + | Devant le Roi les jugemens étaient prononcés dans l'ordre suivant: 1°. par un Liq de | ||
| + | gauche 2°. un Liq de droite. 3°. un Azzaj de gauche. 4°. un Azzaj de droite. 5°. un Liq de | ||
| + | gauche etc. | ||
| + | Les Liqaout s'appelaient jadis wanbaroc. Les Azzaj dans tous les cas ne participent | ||
| + | en rien au Dananat c.a.d. aux frais payés par la partie perdant. Les wanbaroc | ||
| + | d'aujourd'hui dits [?] (pour igir diakon) jugent avant les Liq comme juges adjoints | ||
| + | quand ceux-ci jugent chez eux, mais devant le Roi les igir zakone n'ont pas le | ||
| + | droit de juger, et ne donnent jamais leur avis. Du reste ils ne peuvent pas juger chez | ||
| + | eux, mais seulement avant les Liqaout et chez ces derniers. - Les liqaout sont nommés par le | ||
| + | Roi: ils envoyaient jadis un wanbar de leur choix pris dans la race des Liqaout dans | ||
| + | chaque province de l'empire. Jadis le kantiba ne jugeait que dans le cas d'absence des | ||
| + | Liqaout et lorsque ceux-ci avaient été appelés par le roi à le suivre en campagne | ||
| + | ce qui n'arrivait pas toujours. | ||