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Cette révision est marquée comme complète. |
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| − | Lois coutumières | + | 286 |
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| + | === Lois coutumières (Dⱥbarịq 10 mai 1848) === | ||
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| + | L'un des Bitwⱥdⱥd gardait la couronne Royale (ዛውድ) et ne quittait pas le | ||
| + | palais: <s>l'était</s> sa charge correspondant à cette de tⱥlabak blatịn geta. | ||
| + | L'autre Bitwⱥdⱥd était le tⱥqaqin blatịn geta. | ||
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| + | Le Liqⱥ mⱥnkwas gardait <s>les</s> et conduisait au besoin les deux | ||
| + | mⱥdⱥb (mules du Roi). Il y a un quartier de Gondⱥr où étaient les | ||
| + | écuries de ces mules et on le nomme <u>mⱥdⱥb bet</u>. | ||
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| + | Le juge local poursuit d'office le sang de l'étranger tué. | ||
| + | Dⱥjac Ayana Izgi <s>ay</s> du Walqayt ayant prononcé sentence de mort | ||
| + | contre le meurtrier d'un étranger, personne ne voulut exécuter la | ||
| + | sentence et le juge décida alors que le cadavre l'exécuterait. En | ||
| + | conséquence il fit attacher et enterrer ensembles le meurtrier et sa | ||
| + | victime. | ||
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| + | Ras Mikael fit un usage remarquable du droit qu'à le juge de fixer lui- | ||
| + | -même les frais de justice. un homme commit un assassinat et faute de témoins ne | ||
| + | put être poursuivi mais étant tombé malade ensuite et se trouvant en danger | ||
| + | de mort il confessa son crime à un prêtre et en reçut l'absolution. Le prêtre | ||
| + | n'eut rien de plus pressé que de raconter le crime et le malade étant venu à | ||
| + | guérir, les parens de sa victime le prirent en justice. Le meurtrier bien sûr que | ||
| + | le prêtre respecterait le secret de la confession, l'accepta volontiers pour témoin | ||
| + | et celui-ci ayant déclaré le fait du meurtre, l'assassin fut condamné à | ||
| + | mort d'après l'us Abyssin qui permet à un homme de s'accuser lui-même. | ||
| + | Comme ce procès est hors règle j'ai droit, dit le Ras, à la perception des frais | ||
| + | de justice. Qu'on me donne le corps de ce prêtre et qu'on le pende. | ||
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| + | Le fⱥthⱥ nⱥgⱥst fut introduit en Abyssinie pour servir d'aide au Roi et aux Liqaont. | ||
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| + | Lors d'un jugement sur la place ou ailleurs hors la présence du Roi on | ||
| + | fesait appel à l'Aŧe par la formule ordinaire: ha nịgus ygⱥbⱥñ. dans le | ||
| + | palais le Roi ne donnait jamais son avis à moins que la partie perdant ne le | ||
| + | demandait mais par politesse (በፈሲት) au lieu de dire ygⱥbⱥñ, on disait: | ||
| + | Jan hoy ydⱥrsịlịñ. | ||
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| + | Les Liqaont ne s'asseyaient sur leurs sièges que sur la place. Devant le | ||
| + | Roi ils s'asseyaient par terre et pour prononcer le sentence les 4 Liqaont et les | ||
| + | 4 Azzaj se levaient tous ensemble ; mais ils restaient tous assis pendant les plai- | ||
| + | -doiries. Les Ịgịr Zakone s'asseyaient sur la place avec les Liqaont mais | ||
| + | ils n'ont rien à juger <s>sur le</s> au marché dont la police a toujours appartenu | ||
| + | à un juge commis par le Kⱥntiba. (Le ŧịbate et le mⱥggabi se lèvent | ||
| + | pour juger chez l'ycⱥge.) | ||
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| + | Je ne sais si jadis on exigeait comme auj. le paiement d'un መነሣ፡ | ||
| + | ou somme préalable <s>avant de se</s> lors du pourvoi en appel. | ||
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| + | On ne jugeait pas les jours de fête. Les sièges des Liqaont restaient | ||
| + | sur la place depuis Paques jusqu'au mercredi suivant. C'est ce qu'on nomme | ||
| + | ወንበር፡ መነሣ፡ mais j'en ignore la raison. | ||