| Ligne 43 : | Ligne 43 : | ||
plaie et y posa d'espace en espace des goundan sorte de fourmi noire dont la | plaie et y posa d'espace en espace des goundan sorte de fourmi noire dont la | ||
morsure est très forte et qui ne lache pas, dit-on, même quand on a coupé la portion | morsure est très forte et qui ne lache pas, dit-on, même quand on a coupé la portion | ||
| − | postérieure de leur corps. un | + | postérieure de leur corps. un nombre suffisant de goundan ayant réuni partout |
| + | les levres de la plaie, on coupa le reste de leurs corps, on rentra le boyau, on | ||
| + | cousut la peau et le patient guerit. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Tasfay et d'autres m'assurent qu'un Galla venu à Gondar il y a | ||
| + | quelques années guerit plusieurs goitres radicalement en les extirpant avec un couteau. | ||
| + | il se fesait bien payer (1$) pour cette opération et les goitres n'ont pas repoussé. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | on affirme mais je n'en crois rien que lorsqu'un femur est trop concassé | ||
| + | pour guerir, on le remplace par un os de veau dans la cuisse du guerre blessé. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Les Gallas connaissent la fête de St. Jean qu'ils nomment atantöto et ce | ||
| + | jour là ils mènent leurs chevaux à l'eau. Ils célèbrent la Paques par de grandes | ||
| + | fêtes et quelques uns d'entr'eux observent la fölsöta ou fête de l'assomption. Ils | ||
| + | venèrent le [dém oue he ?] plus que les autres jours de la semaine mais ne font pas cas | ||
| + | du samedi. C'est le jour de la St. Jean qu'ils déterrent les remèdes contre la morsure | ||
| + | des serpens. | ||
| + | |||
| + | Les borana sont les nobles Galla. Ibsa traduit ce mot par cherif car il ne | ||
| + | peut le traduire en Amharña. Le vrai Borana a un signe de naissance qui le fait | ||
| + | connaitre, ordin.t comme Ibsa une tache noire dans la paume de la main (chez Ibsa | ||
| + | dans la table). Ibsa en avait une aussi dans la main gauche mais la petite vérole l'a | ||
| + | fait disparaître. un vrai Borana est fils de père et mère Boranas. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Pour maudire les G. lèvent le petit doigt comme la partie la plus insignifiante | ||
| + | de leur personne et en général de la main gauche, puis ils la renversent | ||
| + | vers la terre en passant derrière leur dos et sans regarder ce qui est le comble | ||
| + | de la malediction. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Les vaches Gallas mangent à la maison quand elles sont laitières et on leur | ||
| + | porte l'herbe coupée comme aux chevaux. Elles donneraient, selon la description autant | ||
| + | de lait que les vaches Irlandaises, et on les trait trois fois par jour. Contr.t à l'usage | ||
| + | Abyssin et Saho, les femmes tirent le lait et des deux mains à la fois dans un vase posé | ||
| + | sur leurs genoux après qu'elles se sont accroupies. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Le Borana ne mange ni de la graine de lin ni du muscle biceps (örre) d'aucun | ||
| + | animal. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | une femme G. ne nomme jamais son mari par son nom mais bien par le nom de sa | ||
| + | vache de son fils ou de son cheval. un usage à peu près analogue existe chez les Saho. | ||
| + | |||
| + | + | ||
| + | Il est honteux de tirer le sabre et de le remettre dans le fourreau sans avoir frappé. | ||