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Déchiffrages en attente

Comparer les versions : Page 120 (#121)

Carnet EF, 1897-1905
Statut : Approuvé
Révision :
Page créée avec « à l'une des fenêtres de ma chambre. Ces hôtes sont exquis et le site est vraiment beau. Dans l'obscurité, un bruit bat, c'est la mer lointaine, là-bas, vers le Tour... »
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à l'une des fenêtres de ma chambre. Ces hôtes sont
 
à l'une des fenêtres de ma chambre. Ces hôtes sont
 
exquis et le site est vraiment beau. Dans l'obscurité,  
 
exquis et le site est vraiment beau. Dans l'obscurité,  
 
un bruit bat, c'est la mer lointaine, là-bas,  
 
un bruit bat, c'est la mer lointaine, là-bas,  
 
vers le Touron et les roches de l'entrée : ce bruit de  
 
vers le Touron et les roches de l'entrée : ce bruit de  
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mer est doux et
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mer est doux et triste, mêlé à des bruissements légers
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de feuilles dans les bosquets du parc. Madame Cloarec
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m'a appris que les Swinery sont d'origine irlandaise
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et venus en France, à la fin du siècle dernier, en exil.
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J'ai omis de noter qu'hier à Saint-Jean, Parkik
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est venu avec sa fiancée, car il doit se marier
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bientôt, à la sœur du clerc de Cloarec, l'un
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des auteurs aussi du Mystère. C'est même pendant
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les répétitions que l'accord s'est fait
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entre les deux futurs. Voilà un résultat pratique
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de l'art dramatique en Basse-Bretagne. Les
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noces sont cependant retardées jusqu'après la
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moisson et surtout après la représentation qui,
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pour l'instant est la grande affaire de Parkik.
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A noter la conversation que j'ai eue sur le
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siège avec Claude, le cocher de Kercelina, un
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Léonard de Plouvorn qui m'affirme que, si
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l'on ne chante plus en Léon, du moins l'on y
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raconte encore des histoires aux veillées. Les coiffes
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trégorraises (et celles qui les portent) s'appellent
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ici <u>Toquennou</u> ou <u>Touquennou</u>. Les coiffes de
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de Toulé et de Kenvic (que nous avons vues à beaucoup
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de pèlerines) s'appellent des <u>Jigaloden</u>, ou
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<u>Zigaloden</u>. Les coiffes des femmes du vrai Léon, de
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Plouescat et au-delà, s'appellent <u>penn-paquets</u>