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Déchiffrages en attente

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Carnet EG, 1889-1911
Statut : Approuvé
Révision :
Page créée avec « 38e où nous entrons sous bois, »
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38e
 
38e
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où nous entrons sous bois,
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où nous entrions sous bois, un corbeau s'est
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envolé en poussant un grand cri, sous doute
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pour aviser ses congénères de la présence
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d'intrus humains, dans cette solitude en ce
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moment abandonnée. Car la première et la
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plus émouvante impression, c'est, en effet, celle
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d'une absolue solitude, d'une solitude pleine
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d'âme, lourde de souvenir, mais ou plus
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rien ne survit que cela. Le premier bois traversé,
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on franchit une prairie d'un vert
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intense qui enveloppe un second bois
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où déjà la maison poind entre les arbres.
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Toujours des hêtres, mêlés de hauts apins
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plantés droit. Nous arrivons à une vaste
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pelouse : la maison est devant nous, une
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maison du dix-huitième siècle, sévère,
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avec son appareil de granit noirâtre et
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sa façade crépie de blanc, où se dessinent
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les encadrements des trois fenêtres du 1er étage,
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ceux de la porte centrale et des deux fenêtres qui
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la flanquent. Quatre hautes cheminées
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monumentales se profient au-dessus du
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toit. Rien de très spécial en somme : un
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aspect un peu rigide de manoir campagnard,
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au mieux un presbytère qui ne
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seait pas le premier venu. Nous contournons
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la maison, cherchant la garde : un
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chien aboie. Il n'y a personne dans la
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« basse-cour » autrement dit les communs, mais
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dans le pignon est de la maison principale