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Page créée avec « 86 Ce jeudi 15 Juin 1899. Dans la montée de Locronan, sur le talus de la route, le dos à l'ombre d'un bouquet de châtaigniers. Je me suis allé seul vers les temples... »
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Les champs, les bois, les prés entraient en oraison. | Les champs, les bois, les prés entraient en oraison. | ||
Mon cœur tressailli de leur muet frisson. | Mon cœur tressailli de leur muet frisson. | ||
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| + | 29 juin 1899. Jeudi. — Benu ce soir à Kerdévot. Remarqué | ||
| + | l'Hermine ailée qui est sculptée au fronton de | ||
| + | la tour. — Le calvaire à 4 niches de face et deux su | ||
| + | chaque bout. Toutes, vides. On entend du dehors le bruit | ||
| + | sourd du balancier qui fend lourdement son heure. — | ||
| + | Edouard remarque avec raison que qq'un qui entendrait | ||
| + | cela de nuit, — un Breton — srait singulièrement | ||
| + | effrayé. — ur la route, un peu avant d'arriver à | ||
| + | la cahpelle , est usur la gauche une maisonnet d'où sortait | ||
| + | un bruite de métier de tisserand, et un chant de navete — | ||
| + | Il y aurait une chose à écrire sur « un tisserand de Notre | ||
| + | Dame ». La chapelle de Kerdévot est une belle chose, mai | ||
| + | ce qui est encore plus beau, c'est le cadre, l'immense | ||
| + | chênaie plusieurs fois séculaire qui lui sert de parvis, | ||
| + | et tout à lentour, un foisonnement de verdure, intense, avc entre les grandes frondaisons, de jolies éclaircies | ||
| + | de soleil sur des prairies, sur des froments, sur des vergers àù les ruits se nouent. | ||