Appuyez sur “Entrée” ou cliquez sur l'icône de recherche pour afficher les résultats.

Déchiffrages en attente

Comparer les versions : Page 75 (#76)

Carnet S, 1910-1914
Statut : Approuvé
Révision :
Page créée avec « 72 En route, Mme Mosher évoque des souvenirs de Maharit. Elle me conte comment elle la connut la première fois au Congrès de l'Union régionaliste, à Guingamp, lorsque... »
Ligne 16 : Ligne 16 :
 
— Vous direz quand vous serez prête,
 
— Vous direz quand vous serez prête,
 
Maharit.
 
Maharit.
 +
 +
Elle se livrait, en effet, à toute une
 +
mimique pour tâcher de rentrer dans
 +
la manche sa main paralysée, voulant
 +
paraître tout à fait à son avantage
 +
et qu'on ne vît point son infirmité.
 +
 +
Mme Mosher désira l'avoir ensuite
 +
dans une attitude moins compassée,
 +
plus agissane, telle qu'elle devait
 +
être, quand elle pélerinait par les
 +
routes, se rendant d'un sanctuaire
 +
à l'autre. On exprima à Maharit
 +
le désir de Mme Mosher.
 +
 +
— Je ne peux pas, répondit-elle,
 +
je n'ai pas mon parapluie.
 +
 +
Le parapluie est, en effet, l'attribut
 +
indispensable de toute Bretonne en
 +
marche. Mme Mosher, heureusement,
 +
avait le sien. On le tendit à Maharit
 +
qui le passa sous son bras, selon
 +
le rite, et c'est lui qui la complète
 +
dans la photographie que je possède.