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Déchiffrages en attente

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Carnet V, 1910-1911
Statut : Approuvé
Révision :
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Aujourd'hui, Vendredi 24 févier
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1911, comme je faisais mon cours à la faculté,
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Aujourd'hui, <u>Vendredi 24 févier
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1911</u>, comme je faisais mon cours à la faculté,
 
mon neveu Edouard Meuron est venu en
 
mon neveu Edouard Meuron est venu en
 
larmes m'annoncer la mort de sa mère,
 
larmes m'annoncer la mort de sa mère,
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qui fut ma sœur Marie. Que de choses dans
 
qui fut ma sœur Marie. Que de choses dans
 
ce nom !
 
ce nom !
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Nous sommes partis, Robert et moi, par le
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train de 4h. Les paysages de la route que les yeux
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de ma soeur avaient pu contempler, il y a 3
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semaines encore, ont défilés devant les nôtres : la
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nuit était complètement tombée quand ns
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sommes débarqués à Belle-Isle-Bégard - Il faisait
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du vent, du froid, de la ténèbre, et il pleuvait.
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Arrivée sinistre comme en pays inconnu.
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Personne naturellement à nous attendre. Bichon
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en avait son pauvre petit cœur tout serré.
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Devant la gare, un omnibus et un char à
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bancs. Je demande le courrier de Bégard.
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C'est le char-à-bancs : le cocher qui a une
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toux de tuberculeux est le même courrier
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qui tant de fois a déposé entre les mains de
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Marie ses [sous?] de dépêches. Après plusieurs
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minutes d'attente, debout dans le nuit, sous
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les gouttes en rafale de la pluie intermittente,
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il nous convie enfin à nous hisser dans la
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carriole à un seul banc qu'éclaire une
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seule lanterne borgne. Au passage à niveau
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nous assistons aux manœuvres d'un